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Vers
de nouveaux outils de communication de la stratégie de l’entreprise : le
Balanced Scorecard
Pour gagner encore en
performance, l’entreprise doit aujourd’hui, non seulement définir une bonne
stratégie de développement, relayée notamment par les stratégies et
politiques achats, mais également s’assurer que l’ensemble de ses
collaborateurs la connaisse pour pouvoir l’appliquer.
Le docteur Robert S. Kaplan, fondateur du concept de Balanced Scorecard en 1992
avec le professeur Norton expliquait que «chaque collaborateur de
l’entreprise doit comprendre son rôle et la façon dont il contribue au succès
de la stratégie telle qu’elle a été définie au niveau corporate. Une
simple description des postes ne saurait ainsi suffire, elle doit être élargie
aux objectifs et moyens dont les salariés disposent pour les atteindre. Une présentation
concrète, compréhensible et datée de la stratégie globale permet de créer
une motivation à tous les niveaux de l’entreprise et constitue en cela un
levier essentiel»
Ainsi, si le Balanced
Scorecard a été créé pour combler le fossé existant entre deux approches du
management qui ont émergé en 1970 (création de groupes de travail constitués
de cadres dirigeants afin de définir la stratégie de l’entreprise, et
encourager la collaboration entre les dirigeants et leurs salariés), il sert
aujourd’hui les intérêts de l’entreprise notamment au niveau de sa
communication. La direction ne doit donc pas y voir un simple instrument de
mesure des performances (ce que sont les tableaux de bords traditionnels) mais
un outil de management pour piloter le changement au sein de son organisation.
La méthode du Balanced
Scorecard permet en effet de communiquer la stratégie à l’ensemble des
collaborateurs afin qu’ils la mettent en œuvre et aient la possibilité de
faire remonter à leur direction toutes les informations utiles au succès de
cette stratégie
Aujourd’hui, 30 à 50%
des entreprises utilisent cette méthodologie sans pour autant la qualifier de
Balanced Scrorecard. En France, une vingtaine d’expériences concrètes de
Balanced Scorecard a été répertoriée.
La refonte du système d’information, qui va souvent de pair, donne lieu à
une clarification des outils de gestion et à la mise en place d’indicateurs
de performance : pour chaque branche, des tableaux de bords sont
structurés par métier et selon des perspectives transversales. Ils sont
ensuite articulés en fonction de la stratégie de l’entreprise.
L’entrée dans cette démarche
de Balanced Scorecard a conduit l’entreprise ou l’organisation à :
- impliquer les acteurs à travers la mise en place de tableaux de bords
auxquels chacun adhère
- à restituer des informations qui unissent les nombreuses données disponibles
et permettent d’en déduire les actions pertinentes
- à intégrer des données de l’environnement de l’entreprise, qui permet
à celle-ci de mieux se situer par rapport à son univers concurrentiel
La traduction de la stratégie en termes d’objectifs pour les différentes
entités de l’organisation se fait
dans un deuxième temps. Chacun des collaborateurs se voit attribuer des
objectifs, définis avec sa hiérarchie et ouvertement négociés. Ces objectifs
sont à plusieurs niveaux liés à la stratégie de l’entreprise, du service
et de l’évolution personnelle du collaborateur. Enfin, et c’est là la clef
du succès de la méthode, ils sont mis à jour en temps réel et publiés. Leur
accessibilité varie selon le niveau hiérarchique. Ainsi, si le collaborateur
n’a accès qu’à sa propre grille et à celle de son service, la Direction
aura une vue plus globale et transversale de la performance.
Au
final, l’association des outils de mesure de la performance, de communication
et d’objectifs permet l’amélioration de la performance globale de
l’entreprise au travers de celle de ses services, judicieusement pilotés.
ec
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Révision : 09 January 2007
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