La reverse Logistics au sein de la distribution inversée

La distribution inversée est un domaine émergeant au sein des sciences de gestion. Zikmund et Stanton (1971) ont été parmi les premiers chercheurs à avoir situé la problématique dans un cadre marketing-distribution. Ce domaine émergeant des sciences de gestion s’appelle «reverse distribution» dans les ouvrages anglophones; la littérature allemande propose les notions de «Retrodistribution» et de «Redistribution».

 

Cependant, l’emploi des adjectifs «inversée» et «reverse» peut causer confusion. En effet, l’inversion des flux n’implique pas forcément un retour des déchets valorisables au point de départ, que ce soit en terme d’institution, de branche ou de domaine origine d’application. Il y a plutôt une grande complexité des lieux potentiels de réintroduction (débouchés finaux) des objets valorisés dans un circuit économique. 

Comme les autres éléments du marketing-mix, une telle «politique» de distribution inversée sert à l’entreprise d’outil afin d’imposer ses stratégies. Elle se prête notamment à son positionnement stratégique dans le cadre de l’éco-marketing ou bien du marketing service après-vente. 

Les objets d’analyse de la distribution inversée sont constitués principalement des matières valorisables (ou bien «déchets valorisables») issus des processus de consommation. Il s’agit notamment des emballages, des vides, des systèmes de consignes, des produits hors d’usage (PHU) et de leurs composants ainsi que des appareils usagés. La distribution inversée «prépare» donc principalement une des filières de valorisation  (se situant plus en aval), plutôt que d’élimination, ce qui la place dans une mission environnementale. 

Par rapport à la distribution inversée, la reverse logistics  comprend une «gamme» plus vaste d’objets d’analyse et notamment les résidus issus des processus de production (matières résiduelles, eaux usées) ainsi que des objets en provenance des processus de distribution (par exemple: produits invendus, marchandises périmées).

 

Le développement durable c'est aussi penser au recyclage, au tri sélectif des déchets et à réaliser des économies de matière à la source, dès la conception.

Au delà des dogmes, l'entreprise peut y trouver son compte, et globalement, intégrer ces éléments dans sa performance globale.

Loin des idées préconçues, l'enlèvement des déchets (les gisements comme les nomment les sociétés spécialisées dans cette activité) peut ne pas coûter d'argent à l'entreprise, ce qui est déjà un gain en soi. Dans certain cas, cela peut même être profitable. Il s'agit des déchets valorisables, à lopposé des déchets ultimes, dont certains peuvent nuire gravement à la santé et à l'environnement.

Le cuivre, le laiton ou l'aluminium sont toujours valorisables. C'est arfois le cas pour le carton, en fonction de la demande chinoise (tien tien), très souvent pour l'acier. Comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous, présentant les valeurs de reprise de ferrailles et tournure sur les 12 derniers mois, les fluctuation sont amples. 

 

Valeur de rachat en €/tonne des déchets industrielle ferreux

 

Les freins au développement de cette pratique sont une certaine opacité des coûts et valorisations, et le caractère non-noble des matières traitées qui fait que l'acheteur, manquant toujours de temps, na va pas y consacrer le temps nécessaire. 

 

Afin d'y remédier, et de favoriser ainsi la pratique du tri-séléctif et la reverse logistics,  inotti.com va intégrer un certain nombre de déchets dans Les indices de son panel. Ils seront traités de la même façon que les indices de produits ou matières achetés. 

 

Vous pourrez notamment y trouver :

code indice inotti.com

nature des déchets

13.1.1

Bois

13.1.2

Caisse carton

13.1.3

Carton Ondulé En vrac

13.3.1

Aluminium 

13.3.2

Cuivre 

13.3.3

Laiton

13.4.1

Chutes neuves longues (acier)

13.4.2

Chutes neuves courtes (acier)

13.4.3

Ferrailles massives industrielles

13.4.4

Ferrailles de ramassage

13.4.5

Tournures Acier

13.4.6

Tournures fonte

13.4.7

Vieilles fontes ordinaires

13.5.1

ABS

13.5.2

PE

13.5.3

PS

13.5.4

PVC

13.9.1

Archives à incinérer

13.9.2

Gravats

13.9.3

Huiles usagées

13.9.4

Ordures

 

Les économies qui peuvent être réalisées par une conception moins gourmande en matières, ces dernières ayant fait l'objet d'un choix plus judicieux, est énorme. 

Mais si vous pensez qu'il est trop tard car votre produit est déjà sur le marché, vous pouvez encore agir sur la nature et la quantité de matière employée pour son emballage et son conditionnement. 

Pour en savoir plus, voyez le site www.ecoemballages.fr.

 

 

 

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