Quelles sont les langues à maîtriser aux achats ?

 

Nous sommes tous conscients de l’ouverture à l’international de nos entreprises, dont les marchés dépassent largement les frontières nationales. Cette réalité vaut pour leurs ventes, mais également pour leurs achats. 

En conséquence de quoi, l’ensemble des personnes en contact avec l’extérieur de l’entreprise est amené à un moment ou un autre à parler, lire ou écrire dans une langue étrangère. Les acheteurs et les approvisionneurs sont bien entendu en première ligne linguistique. 

Le mois dernier nous vous avions soumis un petit questionnaire sur le sujet, et vous avez étés nombreux à y répondre. Nous vous en remercions, et vous livrons ci-après les résultats complets. Pas de grandes surprises, et la confirmation par les chiffres de certaines tendances ressenties. 

Votre sentiment sur la nécessité de parler une langue étrangère (au moins)

Il faut avant tout préciser que 100% des répondants à l’enquête pratiquent au moins une langue étrangère. Probablement que les autres n’ont pas jugé utile de répondre… il faut en tenir compte dans les éventuelles analyses qu’on peut tirer de ces résultats.

90.9% des répondants pensent  que le fait de parler une langue étrangère soit indispensable aux achats. Mais « seulement » 66.67% ont le sentiment que cela s’est révélé déterminant dans leur recrutement. Cet écart s’explique naturellement : dans la mesure où la pratique d’une langue étrangère est indispensable, cela devient donc un critère minimum requis, et il devient moins déterminant dans la sélection finale.

 

Quelle langue parler ?

Un peu plus de 98% des répondants pensent que l’on ne pourrait pas se passer de l’anglais aux achats. C’est on ne peut plus clair. C’est tellement le cas d’ailleurs que 95.24% pensent que la pratique, même superficielle, d'une langue moins courante en occident (roumain, chinois, russe, turc...) peut représenter un atout sur le marché de l'emploi, devenant un élément important de différenciation.

90.90% des répondants maîtrisent suffisamment une langue étrangère pour négocier dans celle-ci.

Quelles langues sont parlées aux achats ?


  

Il faut lire ce tableau comme une succession de poupées russes. Les 2% pratiquant 6 langues étrangères faisant partie des 4.5% en pratiquant au moins 5… etc.

 

On peut voir que plus de 45% des répondants parlent au moins 2 langues étrangères.

On voit dans le tableau suivant que tous les répondants parlent anglais. Cela signifie que pour ceux qui ne parlent qu’une langue, il s’agit de l’anglais. Viennent ensuite, dans l’ordre, l’allemand, l’espagnol, l’italien, l’arabe et le russe. Sont cités de manière très marginale le néerlandais, le luxembourgeois et le tchèque. La grande absente est le chinois qui pourtant est suggérée plus loin comme langue importante.

A la question, un peu provocatrice, quant à si vous seriez plutôt favorable à une langue des affaires qui serait "neutre", du genre de l'espéranto, 13% des répondants ont répondu oui… 

Et s'il ne devait y avoir qu'une seule langue à connaître, pour pouvoir faire face à pratiquement toutes les situations ou vous vous trouvez en tant qu'acheteur professionnel, sans aucune conteste c’est l’anglais à 95% qui est mentionné, avec tout de même, en guise de clin d’œil, 3% pour le Mandarin, langue officielle chinoise...

 

Le graphique suivant nous montre le niveau de maîtrise pour les langues pratiquées, selon leur ordre de citation. On peut voir que le niveau de maîtrise se dégrade progressivement  dès la seconde langue. Petite particularité surprenante : la langue 4 qui est plus maîtrisée à l’écrit qu’à l’oral ou à la lecture. Cela semble à priori paradoxal et n’est pas expliqué.

 

 

Où avez vous appris cette langue étrangère ?

 C’est en grande majorité sur les bancs de l’école que vous avez appris à parler une langue étrangère au moins. Vous avez complété cette connaissance par d’autres langues apprises sur le lieu de travail ou en formation continue. La langue maternelle n’est pas le plus souvent une langue à forte pratique, et reste très marginale.

 

 

On voit ainsi que, dans les fonctions achats ou appro, la langue incontournable et incontournée et sans conteste l’anglais. Qu’il faudrait pratiquer une deuxième langue du tiercé de tête (allemand et espagnol) et, idéalement, une langue moins courante.

Le choix de cette dernière dépendant de vos origines, de vos affinités culturelles, ou de vos cibles (la plus porteuse en ce moment étant la Chine, il ne faut pas négliger le portugais et le russe).

 

ec 2005

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