Les Spams, ces messages publicitaires
non sollicités, envahissent nos boîtes aux lettres électroniques. Ils
viennent s’ajouter à la masse des publicités interruptives qui ne
cessent de nous solliciter. Comment faire pour les éviter ou tout au
moins en réduire leur apparition ? Tâchons de comprendre comment
ils opèrent.
Comment font-ils pour obtenir votre
adresse ?
La plupart du temps, vous leur avez
fournie vous même ! Elle figure sur votre carte de visite, sur votre
page perso, sur la liste des contacts de votre site professionnel, sur
votre CV… Mais ces méthodes « traditionnelles » ne sont
plus la source principale d’adresses. De plus, nécessitant un intermédiaire
de saisie, elles seraient coûteuses pour les émetteurs. Non, il est bien
plus facile de vous laisser faire vous même le travail. Lorsque vous
surfez sur le Web, il vous arrive de devoir laisser votre adresse, pour
obtenir une information, pour « chater » ou pour télécharger
un logiciel gratuit. Les sites hébergeurs sont situés dans des zones qui
échappent bien souvent au droit européen, ils peuvent ainsi disposer
sans aucune réserve des informations recueillies. Des fichiers
d’adresses e-mails, dont la votre, circulent ainsi à la vitesse de l’électron,
tout autour du globe…
Il se peut aussi que votre adresse ait
été « construite » de toutes pièces par des logiciels spécialement
conçus à cet effet. Prenons votre cas : votre fournisseur d’accès
est, votre nom est. Ce logiciel de construction d’adresse va, de manière systématique, associer ces données
aux prénoms répertoriés : prénom. @, thierry. @,
marie.@,.@. Puis aux
initiales de l’alphabet : a.@, b.@, c.@, … z.@.Ensuite il fera de même dans l’autre sens,.prénom@, etc.
Jusqu’à épuisement des possibilités avec ce fournisseur d’accès,
avant de faire la même chose avec un autre FAI. Ce programme va ensuite
envoyer un mail anodin ou alléchant (fig1) à chacune
des adresses construites. Statistiquement, 15 à 20% arriveront à un
destinataire. Ce dernier dans 10% des cas tombera dans le piège qui lui
est tendu : cliquer sur le lien demandant à ne plus fugurer sur le
listing de diffusion(fig2). En faisant cela, il vient d’informer l’émetteur
que son adresse correspond à un réel internaute…et de devenir une
cible confirmée. Et cela, dans le meilleur des cas, dans l'autre, il
récupère un virus des plus nocifs (fig3)
Votre adresse électronique ayant été
soit « dérobée » soit détournée, à votre insu, le message
publicitaire ainsi envoyé est illégal. D’autant qu’il se font
massivement et q’ils saturent messageries et réseaux du Web.
Il convient dans un premier temps de
bien distinguer les sites français qui ont pignon sur rue de tous les
autres. Parcequ’ils sont identifiés et sous juridiction nationale, ils
auraient beaucoup plus à perdre qu’à y gagner en faisant de la
publicité de cette nature. Lorsque, par contre, les sites sont inconnus,
dont l’adresse est floue, ou basés aux Etats Unis, ou pire dans des
pays juridiquement « exotiques », suivez les conseils suivants :
Si
vous devez laisser votre adresse e-mail sur le net, utilisez une
adresse « secondaire » ou « leurre ». Vous éviterez
ainsi de recevoir des publicités intempestives sur votre adresse
principale. L’adresse « secondaire » étant ouverte chez
« hotmail.com » « laposte.net » ou autre,
pourra sans inconvénient être supprimée si nécessaire.
Lorsque
vous recevez un mail publicitaire, à votre adresse correcte, et que
vous trouverez dans ce message un lien pour vous supprimer de la liste
de diffusion, SURTOUT NE CLIQUEZ PAS. Vous confirmeriez ainsi, à
votre insu, votre adresse comme étant une adresse active.
Vous
pouvez utiliser les filtres et bloquages d’émetteurs de votre
programme de gestion de messagerie (outlook par exemple). Mais
Attentions aux limites de ces barrières. Mal configurés, ils
pourraient supprimer ou bloquer des mails réellement attendus. La
dernière édition de Outlook par exemple déconnecte tout mail en
format HTML… Notre lettre ne vous parviendrait plus … Cela
correspond à un besoin Nord Américain, mais pas français en tout
cas !
Vous
pouvez télécharger sur le net des logiciels, parfois gratuits,
anti-spam. Mais là encore, attention à ne pas télécharger
n’importe où et n’importe quoi…
N’hésitez
pas, en cas d’abus caractérisé, à adresser une plainte au
fournisseur d’adresse électronique d’où provient le mail concerné.
Dénoncez le également à un site spécialisé (www.spamcop.net
) ou aux correspondants des FAI collectant et gérant ce genre
d’abus(en général à l’adresse suivante : abuse@nomduFAIconcerné
).
Ne
vous faites guère d’illusion. La plupart des émetteurs sont situés
hors d’Europe, loin de tout risque de poursuites, et leur
localisation change sans arrêt. Il y a bien peu de chances de pouvoir
agir sur ces sources.
N’encouragez
pas le spam, et pour cela, n’achetez rien qui soit proposé au
travers de ces publicités. Mieux, constituez votre « liste
noire » de produits à bannir de vos caddies. Allez sur le net
et ajoutez votre nom à la pétition anti-spam.
Si
un site web vous demande votre adresse email, c'est qu'il compte en
faire quelque chose ! Lisez les Conditions d'utilisation et les
notices de respect de vie privée sur les sites web avant de leur
donner vos adresses. Si vous ne trouvez pas ces notices sur les sites,
ne donnez surtout pas votre adresse. Sur inotti.com, sachez que nous
nous engageons à ne jamais diffuser votre adresse, ou à la céder,
quelle que soit laraison.
Les informations que vous aurez bien voulu transmettre sont réservées
à l’usage exclusif d’inotti.com, afin de pouvoir répondre au
mieux à votre besoin propre.
Les dernières informations de
l’AFP, mentionnent que le virus MyDoom qui sévit en ce moment aurait pour origine des spammeurs… (voir
article 1, voir article 2)
Espérant que ces quelques conseils
vous auront été d’une utilité certaine, n’hésitez pas à diffuser
l’information autours de vous. Et de grâce, essayez aussi de vous
discipliner en évitant de participer à la diffusion de ces messages, si
gentillets ou si drôles, qui nous demandent de les réexpédier à nos
amis, sous peine de je ne sais quelle disgrâce… Il contribuent aussi à
leur façon à la saturation de nos messageries.