| ||||||
|
L'Opep pourrait agir si les prix baissent encore
LONDRES (Reuters) - L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne peut exclure de réduire sa production si les cours continuent de diminuer avant sa réunion ministérielle de vendredi prochain au Caire, a déclaré vendredi un de ses responsables. La chute des prix, qui ont perdu 14% au cours de la semaine écoulée, a "introduit une incertitude" dans la réunion, qui décidera des quotas de production pour le premier trimestre 2005, a-t-il ajouté. "Si la baisse des cours se poursuit, on pourrait devoir agir", a-t-il déclaré. "Nous devrons être sûrs que la baisse des prix est due aux fondamentaux, et nous devrons être sûrs des prévisions de surproduction." Une alternative serait de supprimer les dépassements de quotas, a-t-il ajouté. Lorsque le cours du baril de brut US a brièvement dépassé en début de semaine les 50 dollars le baril, il semblait acquis que l'Opep maintiendrait les quotas de production qui lui ont permis de pomper à des plus hauts en 25 ans. L'Indonésien Purnomo Yusgiantoro, président de l'Opep, déclarait vendredi encore que malgré la baisse des prix, il s'attendait au maintien des quotas pour dix des onze membres de l'organisation (le onzième étant l'Irak). Il estimait aussi entre 28 et 32 dollars le baril "le prix acceptable" du panier de référence de l'Opep. Mais la valeur du panier étant maintenant proche de 35 dollars, toute nouvelle baisse de prix pourrait inciter l'organisation à prendre des mesures pour soutenir les cours, estimait le responsable interrogé vendredi. BAISSE DE SEPT DOLLARS EN QUATRE JOURS Le cours du brut léger américain à échéance un mois aura baissé d'environ sept dollars en quatre jours. Il était en effet de 49,76 dollars le baril lundi en clôture, mais a touché vendredi un plus bas de 42,05, avant de remonter à 42,90 vers 18h00 GMT. D'après les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie, la production actuelle de l'Opep (soit plus de 30 millions de barils par jour en incluant l'Irak), suffira à augmenter les stocks mondiaux de brut au rythme moyen de 1,65 million de barils par jour (bpj) entre le 1er septembre et le 30 avril, sur un marché mondial estimé à 83 millions de bpj. L'Opep table sur une augmentation des stocks de deux millions de pbj pour le semestre s'achevant le 31 mars. Les stocks de brut des Etats-Unis, qui sont le principal importateur mondial de pétrole, sont déjà supérieurs à leur niveau d'il y a un an. Mais jusqu'à cette semaine, les cours étaient soutenus par un déficit en fuel domestique et en gazole. Le problème pour l'Opep est que ses membres produisent surtout des variétés de brut à haute teneur en soufre. Or, les prix de ces catégories n'ont pas autant augmenté que ceux des variétés faibles en soufre que sont le brut léger américain et le Brent de la mer du Nord. Alors que la hausse du pétrole léger US depuis le début de l'année ressort à 10 dollars, celle du panier de référence de l'Opep est inférieure de moitié. De plus, la chute du dollar sur les marchés des changes affecte le pouvoir d'achat des pays de l'Opep dans la zone euro et en Asie. |
effectuer une recherche par mots clés >>
|
| |||||||||||||||||