En échange du déblocage des produits textiles
Pékin réduit ses quotas pour 2006

Pékin :  Jean-Jacques Mével pour le Figaro
[06 septembre 2005]

La Chine accepte de voir réduits ses quotas européens pour 2006, en échange du déblocage des quelque 80 millions de pull-overs, soutiens-gorge et pantalons retenus en douane à l'été. Ainsi, pour les 48 millions de pull-overs actuellement bloqués et qui entreront sur le territoire européen, une moitié sera déduite du quota de 2006. Le compromis permet aux Européens d'espérer que l'accord-cadre sur le textile signé à Shanghaï le 10 juin pourra tenir la route. Initialement, ce texte plafonnait l'envolée des exportations chinoises à une valeur comprise entre 8,5 et 12% par an jusqu'en 2007, pour dix catégories de vêtements. En pratique, l'étau serait desserré au bout de deux mois, après une ruée des exportateurs chinois et des importateurs européens qui risquait de briser toute retenue.


Sous réserve de l'accord de chacun des membres de l'UE (voir ci-dessous), l'accord de Shanghaï est formellement sauvé pour l'avenir, avec ses quotas et son calendrier. L'Europe admet un cafouillage et relève le plafond pour 2005, après avoir accordé à tort des licences d'importation hors quotas, pour les pull-overs surtout. La Chine reconnaît avoir laissé partir des conteneurs au-delà du maximum négocié en juin et accepte en retour de réduire ses exigences pour 2006.

Pour l'industrie textile européenne, ou ce qui en reste, c'est au mieux un sursis. Le commissaire Mandelson et le ministre Bo sont tombés d'accord pour appliquer «tout l'accord de Shanghaï, rien que l'accord de Shanghaï», expliquait hier un diplomate européen. En clair, les plafonds imposés par l'Europe disparaîtront comme prévu en 2008. En 2009, ils deviendront même illégaux devant l'OMC, si l'un des Vingt-Cinq s'aventurait à y recourir unilatéralement.

«Il s'agit simplement de ménager une transition et d'aboutir à un monde sans quotas», insistait hier Peter Mandelson. Pékin accepte de reficeler l'accord du 10 juin, mais il ne renie pas ses ambitions : la part chinoise du marché européen du textile atteindra 31,7% dans deux ans, au lieu de 12,4% en 2004, sur les dix catégories concernées, d'après de récentes prévisions du ministère du Commerce.

Le textile n'est qu'un échantillon des défis à venir. L'Europe, sans hausser le ton comme le font les Etats-Unis, s'inquiète d'un déficit qui prend avec la Chine des proportions quasi américaines. A Bruxelles, pour l'heure, il n'est pas question d'ériger des barrières commerciales comme on le fait à Washington. L'objectif, dit un responsable européen, reste encore «d'aider la Chine à ouvrir davantage son marché».

revenir à la lettre

phpMyVisites | Open source web analytics Statistics

   Commenter cet article

Rappel du titre de l'article :

Votre commentaire :

effectuer une recherche par mots clés >>

 

 

inotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.cominotti.com

   

 

Design, développement et rédaction d'inotti.com. Révision : 02 June 2007 .
Copyright © 2003-2006 Emilio Cominotti. Tous droits réservés.

confidentialité et éthique | conditions générales | modalités d'accès | mentions légales | nous recommander