LIBERTE ET ETHIQUE

ABAD Julian

DELEERSNYDER Adeline

DEPPEN Laetitia

REUTENAUER Claude

ElA 1ère année

Le 12 01 2005

 

 

La liberté extérieure doit être distinguée de la liberté intérieure. Celle là concerne notre

rapport au monde (le pouvoir extérieur; le problème de la technique, du droit et de la politique) ; celle-ci, notre rapport à nous-même (pouvoir intérieur sur soi, ses intentions et ses actes dans le but d'agir raisonnablement).

L'éthique, quant à elle, concerne l'étude de la nature générale de la morale et des choix moraux spécifiques que doit faire l'individu dans ses relations avec autrui. Elle est simplement constituée des actions que l'individu entreprend sur lui même; c'est une chose personnelle.

On peut se demander s'il est possible de définir des normes universelles valant pour tous les hommes mais sans nuire à leur liberté ?

  1. La notion de libre-arbitre : la liberté intérieure

  2. 2. Les différentes conceptions de l'éthique

1. La notion de libre-arbitre : la liberté intérieure

Cette notion est problématique. On la suppose pour éviter de faire de l'homme un simple objet soumis à des déterminations internes ou externes (biologiques, psychologiques, sociales, ...). Sans elle, il ne pourrait être ni moralement responsable de ses pensées et de ses actes, ni être considéré comme un sujet de droit ou comme étant moralement respectable. Mais elle signifie que chacun peut se déterminer arbitrairement selon des motifs raisonnables ou non. Ce pouvoir de libre-arbitre serait donc extérieur à la raison. Elle est fondée sur une expérience universelle, celle de la conscience de soi et de pouvoir juger en toute autonomie, sans qu'aucune détermination externe ou interne ne puisse être suffisante pour abolir en droit, sinon en fait, sa réflexivité.

Est-il possible que certaines pensées échappent au pouvoir de réfléchir et de douter ? Nous pouvons nous demander alors comment il est possible de passer d'une pensée à une autre lorsque nous la laissons vagabonder sans projet rationnel délibéré. Deux hypothèses sont possibles :

·        Soit, nos idées se suivent de manière purement aléatoire

·        Soit nos représentations entretiennent entre elles des relations symboliques complexes qui font éclater les cadres formels et méthodologiques existants, relations insoupçonnées au moment où elles fonctionnent et qui, seulement après coup, peuvent faire l'objet d'un effort d'explication, voire d'interprétation et de sélection.

 

Cela suffit pour admettre la légitimité de l'idée que nous pouvons ne pas savoir ce qui se passe dans notre esprit.

On peut voir en effet, qu'il suffit de connaître nos désirs, leurs hétérogénéités et leurs conflits, mais de méconnaître les causes qui les déterminent dans leur nature et leur évolution pour croire que nous choisissons entre eux de manière autonome. Un choix apparent ne pourrait être que le résultat d'un certain rapport de force entre nos désirs dont nous ignorons les tenants. Cette ignorance serait d'autant plus tenace qu'elle permettrait à chacun de croire qu'il est son propre maître, et de satisfaire son amour-propre ; elle nourrirait l'illusion et s'enracinerait en elle à son tour en un cercle vicieux qui est la marque de l'illusion.

Le libre-arbitre, c'est la capacité d'opérer des choix, d'influer sur les cheminement de la vie. Mais cette faculté ne peut pas être prise isolément; elle doit être perçue comme une faculté acquise dans le cadre de structures d'encadrement.

2. Les différentes conceptions de l'éthique :

La première conception est arbitraire. L'éthique est pour certains le bon plaisir, le bon vouloir ou le fait du prince. Le bien que vise l'éthique est ce qui plaît, le mal ce qui déplaît, bien et mal résultant de l'arbitraire, du jugement impulsif même s'il est rationalisé à posteriori. Aujourd'hui nombreux sont ceux, personnes ou groupes sociaux, qui érigent leurs sentiments propres en critère absolu du bien et du mal. L'éthique de certains est véritablement immorale. C'est le cas chaque fois qu'un intérêt particulier est érigé en absolu, qu'une position personnelle et même collective s'arroge le statut de référent définitif du bien et du mal.

La seconde conception de l'éthique est celle d'un fonctionnement naturel de l'existence humaine. Le système de la nature, de la société, de l'économie ou de l'état par exemple, sont régis par des lois dites naturelles ou scientifiques qui établissent ce qui est valide pour la participation et la survie et ce qui est invalide. Une éthique naturaliste ou scientifique consiste alors à suivre le code naturel de comportement. Il n 'y a plus, paradoxalement, de bien ni de mal à suivre les lois de la nature alors qu'il est bien néanmoins, de les suivre et mal de s'y dérober par quelque comportement contre nature. Il suffit de se référer à certaines lois pour que soit libéré de toute responsabilité personnelle celui qui s'y résout et soit disqualifié celui qui prétend au libre jugement.

N'est-il pas commun d'entendre dire que le progrès technologique est une fatalité et qu'il n'y a qu'à s'adapter ? Tant pis pour les inapte, leur élimination résulte des lois de la nature! C'est là aussi l'éthique du meilleur des mondes, celle qui tend à énucléer 1 'homme de toute son intime responsabilité; façon de le libérer de ses soucis. L'aliénation comme norme éthique nécessaire, c'est la grande tentation moderne !

La troisième conception est celle de la morale classique. La vie en société, la civilisation, le progrès humain nécessitent l'établissement de règles de conduite conventionnelles qu'il nous faut nous efforcer de suivre. Cette éthique rationnelle détermine des valeurs idéales et le mode d'emploi de l'existence pour qu'elle soit ordonnée à ces valeurs. Il s'agit néanmoins d'un conformisme et d'une éthique moraliste.

Devant la remise en cause des valeurs traditionnelles et des repères de jugement, beaucoup de gens raisonnables ou idéalistes réclament le retour à des règles de comportement "normales" et "méritoires", quitte, bien sûr, à les compléter par des règles traitant des nouvelles situations, inconnues précédemment. On peut alors développer des comités d'éthique ou des associations ou groupes de spécialistes chargés de statuer sur les nouveaux problèmes posés. Il ne s'agirait plus, ensuite, qu'à suivre vertueusement les règles convenues par eux. Chaque fois qu'il n'est pas fait appel au discernement et à la responsabilité personnelle on risque de retomber dans un moralisme bien pensant dont les règles, aussi bonnes soient-elles, peuvent être déresponsabilisantes dans leur réduction utilitaire. Cette éthique s'en réfère volontiers à des idéaux du genre: la qualité, le progrès, la démocratie, l'efficacité, la civilisation, le bien commun, l'ordre, etc... Elle propose en outre les voies et moyens d'y parvenir, une véritable technologie morale du comportement que des guides pratiques de plus ~n plus , encyclopédiques et télématisés vont nous inculquer .

La dernière conception de l'éthique est le discernement et l'engagement de l'accomplissement de la personne humaine. Elle vise le bien de l'homme, bien sur comme toujours, mais c'est la conception de l 'homme qui détermine celle de son bien. . 

Conclusion :

Contrairement à l'éthique, la liberté, comme son nom l'indique, n'est pas un pouvoir qui impose aux hommes des normes et des valeurs soit disant rationnelles. En revanche, l'éthique permet aux individus de se rassembler derrière des valeurs communes leurs conférant ainsi une ligne de conduite et un objectif à long terme. Par contre, l'éthique, défini par un groupe, va imposer son idéologie à des personnes qui n 'y adhèrent pas forcément.

C'est là que s'opposent les notions d'éthique et de liberté dans la mesure où la liberté nous confère l'aptitude de définir une éthique allant à l'encontre des libertés individuelles.

 

 

INTERÊT DE LA FORMALISATION

 

HORN Hervé 

KONOPINSKI Olivier

MAGNAN Pierre-Yves

TORKAR Nicolas

 

ETHIQUE PERSONNELLE ET ETHIQUE PROFESSIONNELLE

 

FUENTES Virginie

KINDERSTUTH Laurent

UNAL Suzan

VALLON Pauline 

 

ETHIQUE ET AFFAIRE, UTOPIE ?

BOUSSOUEL Bilal

DECQ Arnaud

FRANCOIS Christophe

GASSMANN Nicolas

 

L'ETHIQUE DE L'ACHETEUR

 

GRANDIDIER Ludovic

KLEINKLAUS Guillaume

RIEGEL Aurélien

 

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