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On
parle souvent de la globalisation avec des accents sombres et alarmistes.
Certes, la globalisation, telle qu’on l’entend du point de vue de nos
entreprises, et plus particulièrement des PMI/PME , est synonyme de
concurrence extrême, voir inégale, de versatilité accrue des clients,
d’accroissement exponentiel des cycles, et de délocalisations…
C’est vrai, le tableau n’est pas rose ! Pourtant, cette
globalisation n’a pas que du négatif, et peut être l’occasion de
saisir des opportunités qui n’auraient jamais pu exister sans… De
toute façon, il faudra bien le faire, car cette mondialisation est inéluctable.
Aux
achats, on voit plutôt d’un bon œil la possibilité d’avoir recours
au monde entier pour trouver la source la plus économique. Tout ce qui
contribue à l’élargissement de l’offre est bénéfique à la réduction
des coûts d’acquisition. Le challenge n’est plus alors de trouver le
moins cher, mais le meilleur (toujours du point de vue économique)…
Vieux débat qui pourrait enfin trouver sa réponse pragmatique par le
terrain. Le métier se structure, se professionnalise et se spécialise.
Il faut maintenant parler l’anglais, au moins, et avoir une vision géo-économico-stratégique
de son portefeuille. De nouveaux outils liés aux NTIC font leur
apparition, avec plus ou moins de bonheur. L’acheteur est reconnu dans
les entreprises comme un acteur important du Résultat. Seule ombre au
tableau, la mise de côté des acheteurs qui ne correspondraient plus à
ce profil ou qui ne voudraient pas se délocaliser eux mêmes à
l’occasion de la constitution des achats centraux...
Les
métiers de l’approvisionnement ne sont pas forcément, eux, satisfaits
de cette nouvelle situation. En effet, ils sont désormais confrontés à
des temps de transport qui se rallongent, des interlocuteurs qui n’ont
pas la même langue ni la même culture, des règles d’importation qui
se complexifient et des contraintes logistiques plus grandes. C’est vrai !
Acheter dans des pays à bas coûts peut se révéler intéressant du
point de vue économique, mais une fois de plus, ce sont les appro qui
vont devoir « assurer » pour concrétiser ces gains, en
faisant en sorte que les produits achetés soient bien là en temps et en
heure, au détriment de leur « sacro-saint » niveau de
stock…
C’est
ainsi que le supply chain management voit ses prérogatives croître. En
effet, indépendamment des flux internes, de la logistique amont ou aval,
c’est de la globalisation des flux que tire aujourd’hui, le supply
chain manager, son pouvoir. EN effet, celui qui a la vision globale des
transports de marchandises, a du même coup les informations nécessaires
aux prises de décisions stratégiques de l’entreprise. Du coup, c’est
lui qui impulsera les grandes lignes stratégiques, reprises par la
Direction Générale, et imposées aux autres départements, dont… les
Achats.
Alors,
faut-il craindre ce phénomène ? Les entreprises qui y résistent
doivent en effet s’inquiéter, car il les submergera. Pour les autres,
il va falloir apprendre la réactivité et la flexibilité face à un
marché en perpétuel mouvement. Il faudra dans tous les cas apprendre à
maîtriser l’information, que ce soit en émission ou en réception, en
identifiant la seule information pertinente dans la masse de celle
disponible, et en communiquant efficacement vers une cible de plus en plus
fragmentée. Craindre la globalisation ne sert à rien. Composer avec, et
en tirer le meilleur parti, à tous les échelons de l’entreprise, me
semble être la meilleure solution.
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