Problématique : 

Ethique et Affaires, est-ce une utopie ?

BOUSSOUEL Bilal

DECQ Arnaud

FRANCOIS Christophe

GASSMANN Nicolas

ElA 1ère année

Le 12 01 2005

 

 

L’ensemble des règles de conduite étudiant les fondements de la morale est aujourd’hui régulièrement associé au monde des affaires, au point de régir la vie et la stratégie des entreprises. Marier éthique et affaires, est-ce une utopie ? C’est ainsi que nous nous sommes interrogés sur la compatibilité de ces deux éléments qui régentent la vie des entreprises. Quelles sont les limites de l’association entre éthique et affaires ? D’autre part, comment l’éthique dans les affaires s’affirme-t-elle comme une réalité ?

 

Il paraît évident que le problème de cohérence entre l’éthique professionnelle et l’éthique personnelle se pose. De la même manière, il semble logique qu’étant donné que l’éthique professionnelle présentera nécessairement des contradictions avec celles des individus qui composent l’entreprise. Aussi, il est complètement utopique de penser que l’éthique professionnelle rejoint le comportement réel de l’individu. De même, le comportement réel de l’individu se fondera plus ou moins difficilement avec l’éthique affichée. Par exemple, un italien et un chinois n’auront pas la même éthique personnelle et par conséquent, n’auront pas les mêmes prédispositions à s’adapter à l’éthique d’une entreprise française, ou à collaborer en son sein. De tels écarts au niveau de l’éthique posent ainsi le problème de sa réelle existence dans le monde des affaires.

D’autre part, il est dit que « L’éthique est rentable car une entreprise qui en possède une forte est pré-supposée avoir une stratégie à long terme et pérenne ».Donc si l’éthique affichée est mal adaptée à une entreprise X, nous comprenons que celle-ci ayant défini une stratégie à long terme n’assure pas sa pérennité. Aussi, l’éthique et les affaires étant incompatibles en ce sens, renforce le fait de penser que leur association est une utopie.

 

Rapport entre l’éthique et son influence sur les affaires

 

ETHIQUE FAIBLE FORTE
ADAPTEE Peu d'influence Possible adéquation
MAL ADAPTEE Lien utopique Lien néfaste

 

La matrice ci-dessus nous montre bien que le lien entre éthique et affaires n’est pas une vérité générale et n’a donc pas lieu d’être.

L’éthique affichée n’offre pas nécessairement le cadre permettant aux hommes d’affaires de prendre la bonne décision dans un contexte atypique puisqu’elle fixe les rôles, les comportements et les conduites de ces derniers sans pour autant prévoir toutes les éventualités.Enfin, les affaires sont conduites par des hommes ayant un sens moral propre qui peut être en contradiction avec l’éthique affichée de l’entreprise. Par exemple, les constructeurs automobiles attendent de leurs acheteurs une abstraction totale de leurs sentiments devant les éventuelles faiblesses de certains fournisseurs. Cependant, comment un acheteur avec un sens moral fort et contraire à l’éthique de l’entreprise peut-il l’appliquer dans la traite de ses affaires ?

 

Jusqu’ici, éthique et affaires coïncident avec l’idée d’utopie. Cependant, nombreux sont ceux qui pensent le contraire.

 

A l’inverse de ce que nous avons vu précédemment, il est aisé de soutenir le fait que sans éthique définie, une entreprise a peu de chances de réussir sur le long terme. D’une part cela induit une absence logique de visibilité, voire même de stratégie à long terme. Cela peut fortement compliquer l’aboutissement des affaires entreprises hors éthique. D’autre part, cela sous-entend un contre argument de vente auprès de clients de plus en plus sensibles à cet aspect, quelque soit le marché. En effet, qui n’a pas déjà changé ses habitudes d’achats en fonction de l’éthique publiquement affichée et perçue ?

La définition d’une éthique professionnelle propose un cadre de travail gommant ainsi les incohérences possibles dans les décisions, la politique générale et l’articulation entre les différents services de l’entreprise. Devant un tel argument il est évident que l’éthique est un élément clé à la réalisation des affaires.

De plus il en découle une idée que nous pouvons ajouter au rang des arguments soutenant la thèse que l’éthique et les affaires n’est pas une utopie : cela permet d’éviter certaines dérives pouvant nuire à l’image de marque de l’entreprise. Comment une entreprise avec une image qui se dégrade peut-elle espérer connaître le succès dans ses affaires ? Certaines entreprises ont payé très cher leur manque d’éthique comme par exemple ENRON aux Etats-Unis. Plusieurs années de comptes fraudés ont poussé l’entreprise à sa perte alors que l’argent en question appartenait aux employés qui cotisaient pour leur intérêt. De plus, cela permet d’éviter des dérives internes. Nous entendons par là des fautes professionnelles intentant à la stabilité de l’entreprise et de l’harmonie des services qui la composent. En effet, si un service réalise une affaire en sortant du cadre de l’éthique affichée par le groupe, le service en question est susceptible de se retrouver confronté à plus que seulement des reproches, en ce sens que cela peut dégrader les relations sur du long terme.

 

Après avoir fait le tour de la question et à la lumière des deux thèses précédemment développées, nous comprenons qu’il n’y a pas de vérité absolue devant cette problématique. En effet, s’il est vrai qu’éthique et affaires présentent dans bien des cas des problèmes rendant utopique leur association, nous répondrons tout de même « NON » à la problématique posée. Le simple fait qu’éthique et affaires sont souvent en corrélation et parfois indissociables, nous pouvons facilement concevoir que ce n’est pas une utopie mais bel et bien une réalité. A l’heure de la mondialisation et du choc culturel indéniable dans le monde des affaires, la question est de savoir si les fondements de l’éthique des entreprises ne risque pas de poser un problème.

 

INTERÊT DE LA FORMALISATION

 

HORN Hervé 

KONOPINSKI Olivier

MAGNAN Pierre-Yves

TORKAR Nicolas

 

ETHIQUE PERSONNELLE ET ETHIQUE PROFESSIONNELLE

 

FUENTES Virginie

KINDERSTUTH Laurent

UNAL Suzan

VALLON Pauline 

 

ETHIQUE ET AFFAIRE, UTOPIE ?

BOUSSOUEL Bilal

DECQ Arnaud

FRANCOIS Christophe

GASSMANN Nicolas

 

L'ETHIQUE DE L'ACHETEUR

 

GRANDIDIER Ludovic

KLEINKLAUS Guillaume

RIEGEL Aurélien

 

LIBERTE ET ETHIQUE

ABAD Julian

DELEERSNYDER Adeline

DEPPEN Laetitia

REUTENAUER Claude

 

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