| ||||||
L’Ethique de l’AcheteurGRANDIDIER Ludovic KLEINKLAUS Guillaume RIEGEL Aurélien ElA
1ère année Le
12 01 2005 Préambule : A la fin du XXè siècle, l’éthique a connu un regain d’intérêt sans précédent ; les hommes ont pris conscience d’un certain nombre de dangers inhérents au développement des pratiques personnelles. Mais, l’éthique est l’affaire de chaque homme qui, par son éducation et sa culture, a acquis des principes, une morale, des valeurs… ou ne les a pas acquis ; alors il n’y a certainement pas de consensus total sur l’éthique. Il convient donc de s’essayer à une définition satisfaisante de l’éthique, eu égard aux préoccupations grandissantes qu’elle sous-entend. La
définition
L’éthique est la théorie de l’action que l’homme doit mener pour bien conduire sa vie et parvenir au bonheur. En grec « ethos » signifie coutume, l’habitude (au sens de la manière de conduire sa vie au quotidien »). Mais la vertu, le plaisir, les devoirs sont également des sujets essentiels de réflexion qui appartiennent au domaine de l’éthique. Il importe, pour bien comprendre la pensée d’un philosophe, de bien savoir quels sont les positions qu’il adopte sur le plan de l’éthique, de la conduite de l’existence. Rapporté au monde industriel, l’éthique de l’acheteur peut être défini comme l’action que l’homme doit mener pour réussir sa vie professionnelle et s’épanouir dans son milieu professionnel. Introduction Dans un marché où tous les coups semblent permis, où la corruption est présente et la manipulation souvent reine, est-il payant d’être honnête ? Qu’est-ce que l’éthique dans les achats ? Peut-on respecter nos valeurs personnelles en étant soucieux du bien commun et de celui de l’entreprise ? Tant de questions qu’il est légitime de se poser car les enjeux d’argent à court terme priment souvent sur la morale et l’éthique des dirigeants. 1- LES ACHATS : UNE ŒUVRE COLLECTIVE L’approche de l’éthique professionnelle doit reposer à la fois sur la dimension morale (il ne peut s’agir d’ignorer les principes) et sur la dimension éthique qui devient collective et fait l’objet d’une formalisation, la démarche devient déontologique, dans le sens large. Si ces règles ont une valeur pour l’ensemble d’une profession et font l’objet d’une reconnaissance officielle, il s’agit d’une déontologie au sens restreint. Il est ainsi possible de construire un référentiel de la dimension éthique du métier, c’est ce qui a été réalisé par la CDAF (en France) ou l’IFPSM (au niveau international) pour le métier d’acheteur. Tout d’abord la prise de décision stratégique au sein des achats doit se faire dans une totale transparence mais également dans une coopération sans faille, et cela à tous niveaux du processus achat. De même, une rigueur et une discipline doivent être instaurées lors de prise de décision. Ces règles collectives suivent un plan établi par les décideurs des différents services. Enfin ces différents plans respectent une logique et une coordination entre les branches et le groupe. 2-L’ACHETEUR FACE AUX FOURNISSEURS L’acheteur doit se montrer intransigeant sur l’éthique et la transparence, vis à vis des fournisseurs. La fonction achat est l’une des plus exposée. A tort ou à raison, les tentatives de corruption y sont réputées courantes, mais tout dépend, il est vrai, de l’entreprise et de son domaine. -Le choix d’un fournisseur pour l’attribution d’un marché doit se faire sur la base de critères objectifs, élaborés suivant un processus et respectant la charte de l’entreprise. -L’acheteur se doit d’informer l’ensemble des fournisseurs avec impartialité. - Après avoir choisi un fournisseur, pour respecter le partenariat, les contrats, les promesses et les engagements doivent être établis précisément et appliqués en bonne et due forme. Lorsque des différents apparaissent, la responsabilité de l’acheteur est de les régler rapidement et correctement. -Pas d’abus d’une position significative sur le marché en tant que client. L’acheteur doit éviter toute action qui pourrait être ressentie par le fournisseur comme une pression. Par exemple : les conditions qui mettent l’entreprise du fournisseur en réel position de dépendance vis à vis de l’acheteur. 3-L’ACHETEUR,UNE ETHIQUE IRREPROCHABLE L’acheteur véhicule l’image de son entreprise et du groupe à l’extérieur : son éthique personnelle, sa probité, son professionnalisme et sa fermeté sont autant de gages d’efficacité pour son action, mais ils sont aussi un élément de la réputation et de l’image de celle-ci. Il se doit de garder toute indépendance de jugement lors de conflits d’intérêts, aussi bien en interne que vis à vis des fournisseurs. Le métier de l’achat doit être en phase avec la loi et avec les règles de la concurrence. Les moyens utilisés doivent être en accord avec la charte et être équitable entre les différents fournisseurs.
CONCLUSION A travers cette synthèse, on constate que l’éthique demeure importante dans les relations commerciales. De plus, elle permet aux deux parties de garder leur libre arbitre, même lorsqu’intervient le « cadeau » qui pose la question suivante : « est-il gratuit et sans aucun sous-entendu ? » L’éthique pour un acheteur est toute aussi importante que pour n’importe quel métier, car elle garantit aux collaborateurs et aux fournisseurs, un sérieux et une confiance qui peut-être réciproque. Enfin avoir une éthique n’est pas un frein à la négociation, mais fournit l’opportunité de conclure une affaire en bon terme.
|
effectuer une recherche par mots clés >>
|
| |||||||||||||||||