Cas concret de gains aux appro : le payant pour

 

Le cas décrit ci-après est un cas réel, légèrement simplifié pour les besoins de la démonstration, mais il y aura au moins l’un d’entre vous qui devrait reconnaître le contexte. En tous les cas, il y a prescription (les données datent de plus de 10 ans), mais la méthodologie reste pertinente. 

Situation initiale : 

  • Achat d’emballages en carton ondulé, découpés avec ou sans formes.

  • 5 fournisseurs pour près de 200 références actives.

  • Approvisionnement selon les besoins exprimés par le système de GPAO, avec une visibilité à S+6

  • Quantités fixées pour S+1 et S+2, prévisionnelles au-delà.

  • Pour des raisons de place (nombre d’emplacements de stockage limités) il est convenu de limiter au maximum l’engagement du magasin, avec une livraison hebdomadaire (voir bi-hebdo pour le plus gros fournisseur)

  • 95% des références bénéficiaient d’un tarif quantitatif dégressif

  • 80% des références avaient au moins deux sources possibles (onduleur et/ou transformateur- pour connaître les subtilités de ces catégories… suivez notre université d’été !)

  

La problématique était la suivante : les approvisionneurs  passaient les commandes  pour la quantité proposée par le système, arrondie à la taille du lot ou au minimum de fabrication du fournisseur.

On a relevé au moins 25 seuils différents pour les barèmes tarifaires avec une grande difficulté pour déterminer le choix le meilleur, ce qui entraînait de fréquentes sollicitations des acheteurs par les approvisionneurs. En effet il n’était pas du ressort des approvisionneurs de prendre la décision du choix du fournisseur définitif lors de situations ambiguës.

 

Actions mises en place :

 

  1. Définition de seuils de barèmes quantitatifs standards «maison » et non plus au bon gré des fournisseurs, selon les références.

  2. Consultation globale sur l’ensemble du marché, puis re distributions des références achetées, prenant en compte les éventuels surcoûts s’il fallait créer de nouvelles formes de découpe. (c’était la part achats des actions)

  3. Mise en place d’une application spécifique prenant en compte « l’effet de seuil » encore appelé « le payant pour » (vous avez le décisionnel dans les outils )

 

Principe du « payant pour » : est-il plus avantageux d’acheter la quantité exacte du besoin au prix de la tranche n, ou d’acheter le mini de la tranche n+1, au prix de la tranche n+1… ?  Dans notre cas, il fallait prendre en compte, en plus, le multi sources. Nous vous concoctons un petit didacticiel, avec un support sur tableur, pour le mois prochain.

 

Bilan et conclusion

 

Le gain sur achats réalisé par la consultation globale et la redistribution des références a été de 3,5%.

Celui obtenu par les approvisionnement en optimisant les quantités approvisionnées, suivant en cela les préconisations de l’application spécifique, a permis d’obtenir plus de 14% de baisse !

Sans compter le confort de travail généré par l’indépendance décisionnelle des approvisionneurs, et le temps libéré pour les acheteurs.

retour à la lettre

 

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