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L'acheteur Public
"L'optimisation de la fonction achat-approvisionnement a été une préoccupation forte des entreprises du secteur concurrentiel pendant les décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Confrontées au jeu de la concurrence, elles ont cherché à accroître leur rentabilité et leur efficacité par des stratégies de réduction des coûts et du niveau de leur "point mort" pour lesquelles les achats ont été mis fortement à contribution. L'externalisation croissante de certaines activités a fortement augmenté la part des achats dans les charges d'exploitation, et il devenait urgent de la maîtriser. Les organisations du secteur public, et plus spécifiquement celles à but non lucratif, ont aujourd'hui le même type de préoccupations. Dans un contexte budgétaire durablement contraint, elles recherchent la maîtrise de leurs coûts au travers d'un meilleur rapport qualité/prix de leurs achats."* C'est ainsi que la fonction "achat" évolue au sein de l'administration pour obtenir, sinon un statut à part entière, la reconnaissance de sa spécificité. L'agent amené à effectuer des achats, dans le cadre ou non de Marchés Publics, est confronté désormais aux mêmes contraintes de sélection et de négociation que l'acheteur du privé, avec en plus l'obligation de suivre scrupuleusement une procédure stricte, encadrée par la Loi. L'acheteur public découvre petit à petit les "joies" de négocier, et l'apparente complexité de comparer les offres pour sélectionner, non plus la moins chère, mais la meilleure ! A sa décharge également, un processus d'achat qui fractionne l'acte d'achat, et que l'on peut voir dans le schéma ci-dessous. (d'après Y. Joncour & P. Penaud)
La responsabilité de l'acheteur public est loin d'être négligeable. Si l'on considère qu'en 1996 le montant total des marchés était supérieur à 200 milliards d'euros (il s'agit de l'argent de nos impôts !), on peut mesurer à sa juste mesure les enjeux qui sont les siens. Poids des Marchés Publics en France (1996) :
Ceci dit, ce montant est la consolidation de très nombreux marchés, dont on trouvera ci-après la valeur moyenne par catégorie d'organisme public. Valeur moyenne d'un Marché (1996) :
Si l'action des acheteurs publics se révèle aussi efficace que celle des acheteurs privés, le potentiel de gains pour l'Etat est à la mesure du travail de formation qui reste à faire. Mais c'est réjouissant ! ec2004 |
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