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Newsletter n°15 - 05 avril 2005

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LA L.M.D. BOULEVERSE- T-ELLE LA FONCTION ACHATS ?

 

 

Participez à l'enquête sur le salaire de l'acheteur 2005 !

 

Message personnel :

     

Vous trouverez ici, le cas échéant, un message qui vous est personnellement adressé.

 

 

 

Il n'y a pas que la Chine qui compte aux achats : l'Inde aussi !

 

Les achats dans l'Histoire

  • une activité ancestrale

 

Actualité et tendances

  • Clin d'oeil sur les hausses du pétrole

A concrètement parler

  • Enquête de satisfaction

  • Questionnaire éthique

 

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Prochain rendez-vous des Petits-Déjeuners d'inotti.com le 21 mai 2005 à Nancy

 

 

 

 

 

Les deux ciels

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A l’occasion de la réforme de l’enseignement supérieur, voulue par le gouvernement, on assiste de part et d’autre à des reposition- nements ou à des mises à plat de certains cursus. Au delà de certains liftings ou « reloockages », il semblerait que se dessinent de véritables stratégies qui visent à mieux coller aux attentes des entreprises.

La LMD, c’est ainsi que cette réforme est communément appelée, reprend la structure des enseignements européens et américains :  Licence/Master/Doctorat, soit  bac + 3 / 5 / ou 7 (et +). Dans ce contexte, on voit naître de nouvelles formations ou fusionner des institutions existantes. La tendance est, d’une part de conserver des formations  pragmatiques, mettant sur le marché de l’emploi des personnes rapidement opération- nelles dans les domaines de l’achat ou/et de l’approvisionnement, et, d’autre part, de former les futurs cadres de la fonction achat ou logistique, qui deviennent l’une ét l’autre, de plus en plus complexes, avec de réelles capacités à manager des équipes et des services, à avoir une vision stratégique et à prendre des décisions.

Dans le domaine qui nous intéresse, et dans le périmètre que nous suivons de près, nous pouvons ainsi citer l’EIA, qui passera à la rentrée 2005 d’un niveau Maîtrise (bac +4) à un niveau Licence (bac+3). Que les anciens diplômés ne s’affolent pas : cela n’ampute en rien la valeur de leur diplôme obtenu. L’objectif étant, toujours dans le cadre de la double compétence (technique et commerciale), de répondre aux attente des PME ou des grandes entreprises qui n’ont pas besoin de bac+5 (ou qui ne veulent ou ne peuvent pas se les payer…). Vous pouvez accéder au descriptif du nouvel EIA, qui signifie désormais Etudes Internationales à l'Achat.

Dans les nouvelles créations, nous pouvons citer bien entendu le Master Achats et Logistique, que vous avez étés nombreux à soutenir, et qui va s’ouvrir dès la rentrée prochaine, en intégrant l’apprentissage. Vous pourrez également trouver son descriptif ici. Et dans les fusions on pourra citer celle de l’EIPM avec une école de management

Comme vous le voyez, la LMD a bousculé un peu le décor qui était un peu figé, et dans quelques années, 3 ou 4, pas beaucoup plus, nous nous poserons plutôt la question du « pourquoi ne l’a-t-on pas fait avant ? ».

 

 Bien à vous

A lire dans la prochaine parution du 5 mai

Mutualisation des achats, opportunités et contrariétés

 Achats et environnement 

Eco-nomie, peut-on tout faire au nom de l'écologie ?

Le principe des pollueurs payeurs 

 

LA QUESTION DU MOIS 

L'acheteur, face aux enjeux du développement durable... Responsable mais pas coupable  ?

 

 Il est un fait indéniable que l'on parle de plus en plus du développement durable, au plus haut chef des états. Mais cette prise de conscience a du mal à "decendre" auprès de la "France d'en bas" comme disent certains.

Nous devons tous prendre conscience de ce qu'implique justement cette notion, et comprendre ce qu'elle signifie, dans sa globalité. En tant qu'acheteurs, et donc d'acteur économiques incontournables, nous avons un rôle à jouer. Nous devons prendre conscience que, sans modifier les politiques et stratégies de nos entreprises (nos donneurs d'ordre), nous pouvons influer sur le cours de choses par notre comportement individuel, car multiplié par la masse des acheteurs dans le Monde.

Le prochain numéro sera consacré majoritairement à ce sujet. Il viendra en préambule à la réunion cdaf du 27 mai, que nous organisons à l'UHA de Mulhouse. (vous pouvez vous renseigner ici) La société Socrates s'intéresse au sujet depuis quelque temps, et propose une approche pertinente aux entreprises. Et enfin, les deux ciels, association destinée à éduquer le consommateur final et sensibiliser aux bonnes pratiques les acteurs des échanges commerciaux dans les pays en voie de développement apporte également sa contribution…

Pour ce faire, si vous avez envie d'apporter un témoignage sur votre vécu de la question, contactez moi, je me ferai un plaisir de vous "interviewer".

 

les auteurs, étudiants suivant la formation MASTERE SPECIALISE EN « MANAGEMENT DE LA CHAINE LOGISTIQUE-ACHAT » à Nancy :

 :

Anne AGUILAR 

Jean-Valéry BOVI
Pierre-Yves COYDON

Sandrine NENNIG 

Yann SPAGNOL 

Aymeric VIAL

 

(en savoir plus sur les auteurs et leur formation)

L’INDE : UNE PUISSANCE EN EBULLITION

Alors que l’Empire du Milieu est courtisé par le monde entier, l’Inde ne l’est pas encore. Pourtant l’Inde a l’ambition d’être une puissance mondiale qui compte. La plus grande démocratie du monde, dotée de la puissance nucléaire dispose d’atouts majeurs pour concurrencer prochainement la Chine.

CULTURE, EDUCATION

 

A commencer par sa puissance démographique qui verra sa population dépasser celle de sa voisine d’ici quarante ans. Tout comme en Chine, la classe moyenne s’accroît. Elle représente déjà 250 millions habitants désireux de mêler consommation à l’occidentale et culture indienne. D’ici 5 ans, 180 millions d’Indiens devraient rejoindre la classe moyenne. Le ministre du commerce indien Kamal Nath comparait la Chine et l’Inde en ces termes : « En Inde, l’investissement est orienté par le marché domestique alors qu’en Chine il est conduit par le marché export (1/3 du PIB)».

Un des atouts de l’Inde provient de son histoire coloniale. La présence des anglais a contribué à imposer la langue anglaise en tant que langue officielle. L’anglais couramment parlé par une minorité qualifiée est un avantage de taille dans l’économie mondiale. (...)

 

INDICATEURS ECONOMIQUES

 

Si la Chine est en passe de devenir l’usine du monde, L’Inde mise clairement sur l’économie du savoir. Les investisseurs ne s’y trompent pas. Selon un rapport de AT Kearney, d’octobre 2004, l’Inde est passé du 6ième au 3ième rang mondial des destinations les plus attractives pour les investisseurs derrière la Chine et les Etats-Unis. Les investissements étrangers en Inde sont de l’ordre de 5 milliards de $ quand la Chine attire plus de 50 milliards $. Mais les projections de Goldman Sachs, d’avril 2004, prédisent que l’Inde pourrait devenir la troisième économie du monde d’ici 30 ans. Dès 2032, le PIB de l’Inde dépasserait celui du Japon. En effet, l’Inde peut s’enorgueillir d’un taux de croissance annuel de son PIB de 5.7% en moyenne depuis 23 ans. (...)

 

LES 3 SECTEURS ECONOMIQUES PERFORMANTS

 

SERVICES

 

Le secteur des services a enregistré une progression de 10.9% en 2003-2004. Il a fortement contribué à tirer le PIB vers le haut Il y a une quinzaine d’années, ce secteur concernait des emplois de services peu qualifiés tels la saisie de données, le back office comptable, le traitement des transactions bancaires… Depuis les call centers des entreprises occidentales se sont multipliés en masse sur le sous-continent indien. 300000 personnes renseignent déjà les clients des entreprises de services du monde entier. D’ici 8 ans, les call centers emploieront 1 million d’indiens.

Mais selon Arjun Sehti, consultant chez AT Kearney, « des activités de plus en plus sophistiquées, à fort contenu intellectuel sont traités sur le sous-continent.

(lire l'article dans son intégralité)

MASTERE SPECIALISE EN

« MANAGEMENT DE LA CHAINE LOGISTIQUE-ACHAT »

Les fonctions achat et logistique forment l’épine dorsale de la Supply Chain. Deux écoles d’ingénieurs de Nancy, l’Ecole des Mines et l’ENSGSI, et deux écoles de commerce, l’ICN école de management de Nancy et l’ESIDEC de Metz ont combiné leur cultures et pôles de compétences pour développer ce 3ième cycle. 

Cette formation d’un an, dont 6 mois en entreprise, a pour dessein de répondre aux besoins des entreprises de développer une vision globale et transversale de la Supply Chain. Cultures d’ingénierie et économique s’associent pour mieux évaluer les performances, les coûts, optimiser des processus, aider à la prise de décision dans un environnement international, développer les stratégies d’achats et d’externalisation, les politiques fournisseurs, les outils de négociation et de management. 

Les partenaires industriels Saint Gobain, Rehau, CORA, Plastic Omnium, Carnaud Metalbox ; Arcelor soutiennent cette formation délivrée par des intervenants professionnels reconnus et des professeurs du supérieur. 

La promotion 2004-2005 de 6 personnes, étudiants, juniors et seniors a l’ambition de prendre en charge et de piloter l’ensemble des activités de la chaîne logistique-achats de l’entreprise. Disponibles et opérationnels dès octobre 2005.

 

  voir la promo

 

 

Une brève histoire des achats

On a l’habitude de faire commencer l’histoire des achats dans les années 40, durant la dernière guerre mondiale. C’est en effet à cette époque de maturité de l’ère industrielle, où les besoins de produire (des armements) était vital et où la pénurie de matière se faisait grandement sentir, que bien des méthodes d’optimisation sont nées. Pourtant, de fait et par définition, les achats sont au moins aussi anciens que la vente. Et même si l’on se situe à l’époque du troc, de l’échange, on pouvait tout de même parler d’acquisition…

Les achats ont donc une histoire ancestrale, qui malheureusement ne bénéficie que peu de données écrites. Nous aborderons, modestement, mais régulièrement, un certain nombre d’aspects achats à travers les ages.

Plus proche de nous, la lettre de Vauban illustre bien que les préoccupation des acheteurs d’aujourd’hui sont bien plus anciennes qu’on ne l’imagine. 

 

(lire la suite de l'article)


Université d'Eté des Achats 2005

L'UEA vous propose cette année deux cycles de formation de 3 jours autours du thème "mieux connaître les processus amont". Il ne s'agit bien sûr pas d'une Université en "dur" à proprement parler, mais plutôt une Université virtuelle, qui n'en reste pas moins concète et pragmatique dans ses choix de programme et d'implantation.

 

Chaque cycle vous est proposé en deux sessions, l'une en juillet, l'autre en août. (aller au calendrier)

 

ESPRIT de l'Université d'Été des Achats

La période estivale est traditionnellement calme et consacrée aux tâches administratives qui avaient été négligées le reste de l'année. Certes, le remplacement des collègues en congés amène une surcharge de travail. Bien sûr, la fermeture saisonnière de certains de nos fournisseurs complique notre activité, et nous avons peut-être du mal à partir en vacances l'esprit serein...

Si malgré tout cela, il vous reste un zeste de temps, l'UEA vous propose de le mettre à profit judicieusement. Cette année la thématique porte sur le perfectionnement dans la connaissance des processus et contraintes de fabrication des produits d'emballage et des pièces plastiques. Vous trouverez les programmes ci-après des deux cycles.

 

PHILOSOPHIE  de l'Université d'Été des Achats

Mettre l'expérience de spécialistes des sujets abordés à la disposition des acheteurs professionnels, tout en favorisant le développement de liens entre les participants, ce sont là les fondements de la philosophie des journées de formations à l'UEA.

Partager et échanger durant les périodes périphériques sont parmi les moyens employés dans ce but. Le choix d'un lieu, à la fois dépaysant et calme, pour donner un petit goût de vacances à ces moments qui font suite à l'intensité de l'apprentissage, y contribue également beaucoup.

 

Les intervenants sont des professionnels aguerris, avec une réelle expertise des sujets présentés.

 

Les objectifs sont d'améliorer la connaissance des processus de fabrication des produits achetés et permettre ainsi à l’acheteur d’être plus efficace dans ses décisions d’achat.

A la suite de ces cycles de formation, l’acheteur pourra :

  • Mieux appréhender les contraintes de production des fournisseurs

  • Cibler de manière plus pertinente dans les consultations

  • Être plus précis dans  la décomposition des coûts

  • Développer des arguments plus techniques dans les négociations  

en savoir plus

 

 

Lucy Vander Beken

Elodie Lenz

Eric Lecoustre

étudiants EIA de l'IUP Sciences de Gestion de Mulhouse, lauréats acheteurs du "Challenge de la négo".


DES REPRESENTANTS DE L'EIA DE MULHOUSE A BERCY

Chaque fin d’année au sein de notre école (l’EIA), un challenge basé sur une négociation est organisé entre nos camarades vendeur (ESV) et nous même (EIA).

Ce challenge est parrainé par la société CRYOSTAR pour les acheteurs et par la société CLEMESSY pour les vendeurs.

CRYOSTAR proposait pour les 3 premiers acheteurs la possibilité de participer au congrès nationale de la Compagnie des Dirigeants et Acheteur Français (CDAF).

 

Cette journée était en fait la synthèse de la campagne nationale de la CDAF.

Le thème était le suivant :

 

« Entreprises privées /  publiques et collectivités »

« Quelles dimensions pour les achats de demain ? »

 

 

Le discours d’ouverte fut prononcé  par M. Gérard DOITEAU président national de la CDAF, il nous expliqua les différents travaux que la CDAF a mené au cours de l’année 2004.

 

Ensuite il passa la parole à M. Guillaume SARKOZY, vice président du MDEF qui a été le grand témoin de la journée, il nous a aussi expliqué l’importance de la fonction achat à ses yeux.

 

Suite à ces deux témoignages nous avons assistés à quatre tables rondes, avec des sujets et des participants très intéressants.

 

Table ronde n°1 :

 

PME : Les achats, facteurs de performance.

 

-       L’achat, fonction stratégique de la PME/PMI.

-       Les achats, un vrai métier : savoir travailler en réseau.

-       Le profil et la formation des acheteurs dans les PME.

 

Ce sujet était introduit par M.REBEIX, directeur de la publication de La Lettre des Achats, qui a réalisé une étude sur les PME, « les PME rattrapent les grands groupes ».

 

Les acteurs de ce dialogue étaient des directeurs de PME et M.IOCHUM directeur régional Grand Est de la CDAF Formation-conseil.

 

Cette discussion fut très intéressante, et nous a tous les trois motivés pour découvrir les achats au sein des petites et moyennes entreprises.

 

Table ronde n°2 :

 

Achats Publics : moderniser les achats pour maîtriser les dépenses publiques.

 

-       Le passage d’une culture de dépenses à une culture d’achats.

-       L’impact dans le tissu économique local.

-       Le rôle de la fonction achat dans les organismes publics.

 

Ce sujet était introduit par M.DEPREUX, directeur associé de Capgemini Consulting, conseil achat, il développa : le secteur public s’ouvre à l’optimisation des achats.

 

Le principal acteur de cette discussion était M. DELLEUR en sa qualité de directeur des achats du ministère de l’Economie et des Finances, au cours de son intervention nous avons pu nous rendre compte à quel point la fonction achat en est à ses balbutiements dans la fonction public.

 

Table ronde n°3 :

 

Cette table fut précédé par une intervention de M. MORIN, PDG de VALEO qui développa son intervention autour de, L’alignement entre les achats et la stratégie d’entreprise et par une intervention de M. CHASSON, associé de Créative Value il développa son intervention autour, des fusions/acquisitions et l’organisation achat de l’entreprise.

 

La Fonction Achat : contribution à la stratégie de l’entreprise.

 

-       Fonction de veille et innovation.

-       Le rôle des achats dans les fusions/acquisitions.

-       Nouvelles responsabilités environnementales, sociales et économiques.

-       L’€uro et le Dollar : acheter dans un environnement incertain.

-       L’éthique dans la relation client/fournisseur.

 

Cette table ronde fut la plus vivante de tous et se résuma à un dialogue virile mais correct entre M. Bernard, président du MIDEST et M.COLLIN, directeur des achats du groupe PSA.

 

Table ronde n°4 :

 

Le monde des acheteurs

 

-       Les bénéfices du réseau des associations d’acheteurs.

-       Les nouveaux challenges : comment travailler ensemble ?

-       La logistique dans l’UE élargie.

 

Cette discussion fut précédée par une intervention de Chris Williamson, Head of economics, NTC Research.

 

Cette discussion a caractère mondial (intervenant Japonais, Hongrois et Italien), fut intéressante et cela nous a permis de nous rendre compte de l’importance des associations d’acheteurs mais surtout l’importance d’échanger nos pratiques achats avec nos confrères étrangers.

 

 

Cette table ronde fut conclue par M. Gracia, directeur de l’EIPM, il ouvrit le débat sur les sujets suivants :

-       Les achats : quel futur en Europe pour les hommes ?

-       L’état de la recherche, évaluation et formation.

 

 

Cette journée fut conclu par M. LOOS, ministre au commerce extérieur et parrain de notre promotion.

 

Cette aventure fut extrêmement intéressante pour nous trois, nous espérons pouvoir participer dans un futur proche à d’autres évènement de ce genre.

 

Et pour conclure merci encore à CRYOSTAR de nous avoir donné l’opportunité de participer à cet évènement.

Actualité et tendances

Un petit racourci sans commentaire ... regardez bien les dates des deux prochains articles :

Flambée des cours du pétrole

Depuis des mois, le marché du pétrole est dans une situation paradoxale. D'un côté l'OPEP produit actuellement 28 millions de barils par jour, ce qui est considérable et surtout ce qui dépasse ses quotas (d'environ 1,3 million de barils par jour). Les autres pays producteurs ont eux-aussi ouvert le robinet.

Peut-on pour autant parler de surproduction ? En fait cela devrait dépendre de la reprise économique dans le monde. Si celle-ci est au rendez-vous, les entreprises devraient accroître leurs besoins en énergie et produits dérivés. Les excédents de pétrole devraient alors trouver preneurs. Le problème est que la reprise se fait attendre, justement... Traditionnellement l'OPEP réduit sa production à partir du 1er avril, avec le retour du printemps en Europe et aux Etats-Unis. Cette année si elle ne le fait pas, les dépassements de quotas passeraient à 2,3 millions de barils par jour.

Le paradoxe c'est que le prix du pétrole continue à augmenter ! Il bat même des records puisqu'il a atteint 38$ à New York, son plus haut niveau depuis 1990, avant le déclanchement de la première guerre du Golfe. Comment peut-on avoir à la fois une production plus élevée que jamais et des prix qui continuent à monter ? On est très loin de l'équilibre de l'offre et de la demande.

L'explication tient dans le fait que le pétrole n'est pas un bien économique comme un autre : il constitue également un enjeu stratégique. Plusieurs facteurs contrecarrent les mécanismes d'équilibre économique : le niveau des réserves pétrolières américaines, celui des stocks de brut et d'essence à l'approche de la saison estivale, la crise au Venezuela, le regain du terrorisme en Europe, les positions des fonds d'investissement, l'attitude que prendra l'OPEP le 1er avril... tout cela contribue à maintenir des prix élevés.

L'enjeu est de taille car c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui est affectée. Aux Etats-Unis les coûts des compagnies aériennes augmentent, ainsi que le coût de l'électricité d'origine thermique. Autant dire que toutes les entreprises en ressentent les effets, sans parler des ménages qui paient plus cher l'essence à la pompe.

Même s'il est difficile ces jours-ci de ne pas remarquer l'augmentation du prix des carburants, l'Europe est malgré tout beaucoup moins touchée que les USA. Avec un euro qui s'échange à 1,22 ou 1,24$ (+15% environ depuis un an) la facture pétrolière n'a pas augmenté autant que ce qu'on aurait pu craindre. Rendez-vous le premier avril pour la décision de l'OPEP.

Michel Campillo, le 21 mars 2004

 

Pétrole : l’OPEP n’enraye pas la hausse des cours
Chronique des matières premières du 18/03/2005

Jean-Pierre Boris pour RFI

Ce qui peut sembler inquiétant au commun des consommateurs dans l’actuelle hausse des cours du pétrole, c’est qu’elle paraît sans fin. Il y a environ cinq ans le baril de pétrole valait dix dollars, une misère pour les producteurs. Aujourd’hui, on approche des soixante dollars. C’est de la spéculation bien sûr, mais pas seulement. Il y a la force de la demande. L’un dans l’autre, ces deux phénomènes, spéculation et demande, ont réduit à néant l’impact de l’annonce faite au monde par l’OPEP lors de sa réunion iranienne il y a deux jours. Cinq cent mille barils de plus par jour, le marché s’en moque, s’en rit, s’en gausse. Il en faudrait plus, beaucoup plus pour stopper son envol. C’est si vrai que le secrétaire général de l’OPEP vient de signifier que son organisation avait les moyens de mettre deux millions de barils jour supplémentaire à disposition des consommateurs à partir du quatrième trimestre de cette année. L’annonce est évidemment destinée à apaiser les grands pays acheteurs qui voient leur croissance réduite comme peau de chagrin par l’envolée des cours. Mais l’annonce de ce haut dirigeant de l’OPEP n’est pas seulement de l’ordre du discours. Elle repose sur une réalité que les marchés ne veulent pas voir pour l’instant. Dans les prochaines années, la production pétrolière mondiale va notoirement augmenter. Selon les spécialistes du CERA, organismes privé parmi les plus réputés en la matière, une centaine de grands projets pétroliers sont sur le point d’éclore. Du Nigeria à l’Algérie, de l’Azerbaïdjan au Venezuela, seize millions de barils supplémentaires devraient être disponibles d’ici une dizaine d’années. Une progression de 3% par an qui permettrait d’absorber l’actuelle hausse de la consommation mondiale. Mais, évidemment, c’est du moyen terme, une notion que les marchés boursiers où se font les prix du pétrole méconnaissent totalement.

 

 

A concrètement parler

Nos services aux entreprises :

 

 

 

 

 

 

Les résultats de l'enquête de satisfaction (dans les grandes lignes) et du questionnaire éthique seront publiés dans le prochain numéro. Vous pouvez encore y participer, nous laissons les liens actif jusqu'au 15 avril.

 

Répondre à l'enquête de satisfaction

Répondre au questionnaire éthique (3 situations successives)

 

 

Vous trouverez dans cet Espace des informations personnalisées de veille sectorielle ou par mots clés réservées exclusivement aux abonnés payants.

pour en savoir plus ...

Les prochains rendez-vous d'inotti.com 

le 21 mai à Nancy ,  Petit Déjeuner Discussion à la Brasserie Flo. Ce sera l'occasion de rencontrer nos visiteurs et l'opportunité pour les acheteurs de se rencontrer dans un contexte convivial.  Nous traiterons toutes vos questions sur les sujets divers des achats. Les échanges se feront aussi entre les participants, ce qui est, finalement, le but de ces rencontres informelles.

25-28 avril 2-9-12 mai 2005 : à Mulhouse, formation Pratique de l'Achat

avril 2005 : à Haguenau, formation La gestion du temps aux achats et aux appro

13 mai 2005 : à Strasbourg, formation Tableaux de Bord achats

16-23 mai 2005 : à Strasbourg, formation Négocier les achats

mai 2005 : à Nancy, formation Négociation achat

19-26 mai 2005 : à Strasbourg, formation La gestion économique des stocks et des appro

13-14 Juin 2005 : à Mulhouse, formation NEGOCIER LES ACHATS

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