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rendez-vous des Petits-Déjeuners
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| Numéro 11 - 20 janvier 2005 | |||
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EDITO
fonction miroir de la fonction Vente ?
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Association regroupant des professionnels de l'achat, désireux de faire bouger les choses, même si cela ne représente qu'une goutte dans le désert, "les deux ciels" a pour double vocation de former le consommateur final des pays développés à mieux consommer et les acteurs du commerce international dans les pays émergents aux bonnes pratiques en matière de négociation, d'environnement et d'éthique. |
J’entends
souvent dire que l’acheteur est le reflet miroir du vendeur. C’est en
partie vrai, et c’est d’ailleurs ce qui a inspiré le logo de 80
centimètres. En
effet, il y a de nombreuses similitudes et symétries dans les fonctions :
l’un cherche à acquérir, l’autre à vendre, les deux sont à la
recherche d’un accord possible, ils se retrouvent face à face lors de négociations,
et lorsqu’ils sont en phase, adoptent des attitudes identiques… Mais
il y a aussi des objectifs diamétralement opposés : l’un veut
acheter le moins cher possible en intégrant le coût global, l’autre
veut englober l’ensemble des services pour vendre le plus cher possible,
l’un voudra acheter la quantité la plus petite pour accélérer les
rotations des cycles, l’autre voudra vendre le plus possible à la fois
pour rentabiliser les lancements et le transport, l’un voudra connaître
le détail de la composition du prix, l’autre voudra préserver le
masque sur ses coûts de revient, et par conséquent, sa marge… Mais
les différences vont plus loin… l’acheteur n’a pas, en général,
en face de lui un seul vendeur, mais plusieurs et il ne devra en rester
qu’un (n’est ce pas McLeod ?) , quant au vendeur, il a plusieurs
clients cibles et il les veux tous… Il est amusant de voir la symbolique
(sémiologie : science qui étudie les symboles) qu’il y a dans A
pour « Acheteur » et V pour « Vendeur ». AV,
on pourrait y voir là tout un jeux de significations… Le fer de lance
de la vente, l’ouverture maîtrisée des achats. La concentration vers
sa cible du vendeur, l’élargissement à la mise en concurrence de
l’acheteur… Alors,
les Achats toujours miroir de la Vente… ? Plus si tant que ça,
n’est ce pas ? Et
je vais plus loin. Le vendeur connaît parfaitement son prix de revient,
ou en tout cas, son tarif de vente, et il sait jusqu’où il peut
descendre… L’acheteur n’a pas cette certitude, et doit au contraire
naviguer sans cesse entre décomposition des prix, consultation du marché,
veille sur les prix et indices, benchmarking… Le
vendeur, une fois qu’il a réalisé sa vente, voit les éventuels problèmes
s’évacuer, il peut tourner la page. L’acheteur lui, en hérite, et
doit s’assurer en permanence que le produit satisfait au besoin et est
bien employé. En
fait, la fonction Achats n’est que partiellement le miroir de la
fonction Vente. Peut-être 10%. Mais ce sont les 10% que l’on retiendra,
puisque, comme pour l’iceberg, ce sont eux que, acheteur et vendeur
percevront mutuellement de leurs métiers respectifs. Messieurs
les vendeurs, vous avez si tant à apprendre des acheteurs et sur les
acheteurs…Peut être qu’un jour nous pourront trouver les
interlocuteurs parfaits, qui sauront se comprendre et s’entendre à
merveille.
Cordialement
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Recherche désespérément ! Nous avons perdu deux articles : "l'organisation du portefeuille achats" et "de l'organisation du portefeuille à la stratégie achats". Les deux articles sont parus dans le N°9 de Com'inotti. Si l'un d'entre vous a imprimé ou sauvegardé l'intégralité de l'article (pas seulement le texte figurant sur la newsletter), nous le remercions de nous le renvoyer à : redaction@inotti.com
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LA
THEMATIQUE DU MOIS
L'acheteur
polyglotte Les entreprises optent de plus en plus pour l'externalisation, stratégiquement. La mission de l'acheteur est de concrétiser sur le terrain ce choix d'organisation. Mondialisation, délocalisation, externalisation, pays à low costs… autant de raisons qui font que l’acheteur (mais pas que lui) se doit de parler au moins une langue étrangère… laquelle ? Vous en avez une petite idée, et moi aussi. Nous allons pouvoir la confronter avec la petite enquête réalisée auprès de nos lecteurs le mois dernier. Il est en tout cas indéniable que l’acheteur moderne doive parler plusieurs langues étrangères, pour son confort, mais surtout pour sa performance. Il doit ajouter à ses compétences techniques, managériales et de gestionnaire, celle de linguiste. Il doit être polyglotte ! C’est d’autant plus indispensable que certaines formations l’exigent dans les critères de sélection, suivant en cela l’exemple des entreprises dans leur recrutements. Apprendre une langue est donc incontournable, mais il faut ensuite la pratiquer pour la parfaire et pouvoir nuancer ses propos et détecter les subtilités sémantiques dans les propos de notre interlocuteur, voire pratiquer soi même cet art, dans la langue tierce.
Bref, tout un programme.
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Quelles sont les langues à maîtriser aux
achats ?
selon vos réponses au questionnaire du mois dernier
Nous sommes tous
conscients de l’ouverture à l’international de nos entreprises, dont les
marchés dépassent largement les frontières nationales. Cette réalité vaut
pour leurs ventes, mais également pour leurs achats. En conséquence de quoi,
l’ensemble des personnes en contact avec l’extérieur de l’entreprise est
amené à un moment ou un autre à parler, lire ou écrire dans une langue étrangère.
Les acheteurs et les approvisionneurs sont bien entendu en première ligne
linguistique. Le mois dernier nous vous
avions soumis un petit questionnaire sur le sujet, et vous avez étés nombreux
à y répondre. Nous vous en remercions, et vous livrons ci-après les résultats
complets. Pas de grandes surprises, et la confirmation par les chiffres de
certaines tendances ressenties. Votre sentiment sur la nécessité
de parler une langue étrangère (au moins) Il faut avant tout préciser
que 100% des répondants à l’enquête pratiquent au moins une langue étrangère.
Probablement que les autres n’ont pas jugé utile de répondre… il faut en
tenir compte dans les éventuelles analyses qu’on peut tirer de ces résultats.
NEGOCIER !
Négocier dans une langue étrangère Négocier dans une langue étrangère
est souvent une difficulté qui vient s’ajouter à d’autres. En effet, dans
un tel cas, il est fort probable que vous soyez face à des interlocuteurs de
culture différente, fonctionnant sur un autre mode de pensée et de valeurs, et
dans un environnement déstabilisant. Somme toute, l’emploi d’une langue
autre que le français est la difficulté que vous pouvez gérer le plus
facilement. Il vous faudra atteindre un niveau de pratique minimum pour pouvoir
penser dans la langue utilisée. Toutefois, cela ne suffit
pas à abattre les barrières qui vous séparent de votre interlocuteur. En
effet, dans la plupart des cas, la langue choisie
(l’anglais le plus souvent) est une langue commune d’échange, qui
est une langue étrangère pour le vendeur aussi. Cela procure parfois un
sentiment trompeur d’assurance. Il est en effet aisé de comprendre un Thaïlandais
parler l’anglais. Il parle lentement, distinctement, avec une accent à couper
au couteau, qui nous fait passer pour des érudits de la langue de
Schaekespeare… C’est un sentiment dangereux car il masque bien souvent des
malentendus dramatiques. Aux erreurs grossières qui nous font sourire du genre
« yes, the goods is shipped next week »… la marchandise a-t-elle
été expédiée cette semaine, ou partira-t-elle la semaine prochaine… Il y
en a d’autres qui passent inaperçues et qui plombent une négociation lors de
la réalisation. Il faut s’assurer par la reformulation, la clarification et
en faisant répeter si l’on a des doutes. Cela peut faire perdre une à deux
heures dans la négociation initiale, mais faire gagner, au niveau de la réalisation
globale du projet, plusieurs semaines. Les
acheteurs du sexe masculin ont la fâcheuse tendance à faire croire qu’ils
ont compris, alors que ce n’est pas le cas, et à prendre leur point de vue
comme le bon… Orgueil quand tu nous tiens !
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| Sommaire | |||
| La
thématique du mois
L'acheteur polyglotte Quelles sont les langues à maîtriser aux achats ? Négocier en une langue étrangère Le non verbal : focus sur - la linguistique Vers
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| Message perso | |||
| Nous
sommes à la recherche de témoignages de personnes ayant été
confrontés à Emacitas, en vue de la publication d'un rédactionnel sur
le sujet. Si ce nom évoque quelque chose pour vous, contactez nous. Nous
garantissons la totale discrétion.
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COMMUNIQUER
LE VERBAL Focus sur la sémantique linguistique Contre-pied du non verbal, la sémantique linguistique nous apprend justement à mesurer et apprécier le sens des mots. La sémantique
linguistique, branche de la linguistique, science du langage et des
langues, étudie le langage
du point de vue du sens des mots d’une langue. Dans la communication, et
tout particulièrement dans les négociations, il est fondamental de
comprendre ce que l’autre dit, et de discerner ce qu’il ne dit pas,
tout en évitant de comprendre ce l’on a bien voulu entendre (et qui
nous satisfait)… Cela nécessite une
bonne dose de connaissances, mais surtout d’expérience. L’art de la sémantique
linguistique, peut sembler à certains très voisin de la manipulation. Il
est vrai que la frontière est minime, et seule la volonté de nuire à
l’autre en marque la frontière. La sémantique linguistique nous permet
de laisser entendre à l’autre ce qu’il a envie d’entendre, sans
pour autant dire de contre-vérités… Deux petits exemples
pour en saisir le sens… Dans cette première
situation, vous trouverez la situation de votre entreprise résumée
ci-dessous. Vous êtes en phase de « vendre votre besoin »
auprès d’un fournisseur que vous cherchez à séduire.
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| A lire dans notre prochain numéro | |||
| La tempsdinite de l'acheteur... Chronophagie, on peut s'en sortir... Optimiser son temps avec le plan d'appro Outils de gestion du temps
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AGENDA accéder
à l'agenda intégral
le 9 février à Haguenau, à l'Hôtel Restaurant Champ'alsace, à côté de l'aérodrome, nous organisons une journée benchmark sur la pratique des achats en Chine. le 12 mars à Montbéliard, de 8h à 10h, nous vous accueillerons pour un Petit Déjeuner Discussion autour des thèmes : l'acheteur est il impliqué dans la notion de développement durable ?... Nous continuerons bien sûr à traiter toutes vos questions sur les sujets divers des achats. Les échanges se feront aussi entre les participants, ce qui est, finalement, le but de ces rencontres informelles. février 2005 : formation Moyens de règlement des achats internationaux 3-4-24 février 2005 : formation Gestion économique des stocks et des appro à Strasbourg. |
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Remarques, commentaires, informations... N'hésitez pas à nous contacter :
redaction@inotti.com
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