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les
transports qui sont nécessaires, que ce soit pour permettre aux salariés
de venir travailler, pour livrer les marchandises ou les matières premières,
ou pour les déplacements des salariés pendant les horaires de travail,
émettent tous des gaz à effet de serre (en fait essentiellement du CO2),
car ils consomment des produits pétroliers,
il a fallu bâtir
les locaux occupés par l'activité, et donc fabriquer les matériaux de
construction, les transporter, et les assembler, et tout cela représente
une consommation de combustibles fossiles importante, donc des émissions
de gaz à effet de serre,
il a éventuellement
fallu fabriquer les matières premières utilisées pour l'activité, et
cette fabrication a engendré des émissions de gaz à effet de serre,
éventuellement,
il a fallu construire les machines utilisées, ce qui a aussi nécessité
d'utiliser de l'énergie pour produire les matériaux, les assembler, et
les transporter,
il peut y
avoir des réactions chimiques, de l'évaporation de certains solvants, ou
des fuites de certains gaz, qui conduisent à relâcher des gaz à effet
de serre dans l'atmosphère,
les déchets,
ou les emballages des produits vendus, lors de la mise en décharge ou de
l'incinération, émettent des gaz à effet de serre...
Comme
il n'existe pas une entreprise qui n'utilise pas de moyens de transports
pour faire venir ses salariés, ou ne consomme aucun produit manufacturé,
fût-ce des feuilles de papier, dont la production a conduit à des émissions
de gaz à effet de serre, il n'existe pas une entreprise qui n'exerce pas
directement ou indirectement une pression sur le climat futur.
De
ce fait, toute entreprise ou activité administrative ou associative peut
légitimement s'intéresser aux émissions qu'elle engendre, directement
ou indirectement. Comme le lieu d'émission des gaz à effet de serre
est sans importance, toute réduction, que ce soit sur les émissions
directes, ou sur les émissions induites, est bonne à prendre, et très
souvent les émissions induites sont très supérieures aux émissions
directes.
Et,
bien entendu, il n'est pas possible d'agir et d'établir des priorités
autrement qu'en mesurant l'importance respective des différentes sources
d'émission, directes ou indirectes. Tout le monde peut agir, et ce
n'est qu'avec la mesure qu'il est possible de savoir quelles sont les
marges de manoeuvre et où elles se situent.
Dans
cet esprit, j'ai contribué à la mise au point, entre mi-2000 et fin
2003, pour le compte de l'ADEME et de
la Mission Interministérielle
pour l'Effet de Serre, d'une méthode permettant d'estimer à la fois
les émissions directes et les émissions indirectes de gaz à effet de
serre de toute activité industrielle ou tertiaire, intitulée le
"Bilan Carbone". Cet intitulé désigne tout à la fois :
une
méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre,
compatible avec l'initiative GHG Protocol,
un
tableur Excel prêt à l'emploi pour effectuer le calcul des émissions,
comparer entre elles les émissions d'une année sur l'autre, et évaluer
le potentiel de diverses actions de réduction,
le
manuel d'utilisation du tableur
le
document décrivant la mise au point de la méthode, qui explique
notamment comment ont été choisies les valeurs par défaut utilisées
dans le logiciel et les sources utilisées.
L'esprit
général de la démarche est de partir de données facilement disponibles
dans l'entité examinée pour parvenir à une bonne évaluation des émissions
directes ou induites de l'activité.
***
Principe
général de la méthode
L'esprit
général de la méthode est de prendre en compte tous les flux physiques
qui concernent votre activité (flux de personnes, d'objets, d'énergie)
et de leur faire correspondre les émissions de gaz à effet de serre
qu'ils engendrent. Cela étant, la plupart du temps, les émissions de
gaz à effet de serre ne se mesurent pas. Ce qui se mesure, c'est la
concentration en gaz à effet de serre dans l'air, mais ce n'est
qu'exceptionnellement que les émissions font l'objet d'une mesure
directe.
En
effet, il ne serait pas commode de mettre un appareil de mesure à la
sortie de chaque cheminée de maison, de chaque pot d'échappement,
au-dessus de chaque champ, au-dessus de chaque chaudière d'usine.... Il
faut donc faire autrement. La méthode employée consiste à procéder par
un mélange de calculs et d'observations.
Prenons
un exemple, qui consiste à savoir combien de gaz à effet de serre nous
émettons quand nous utilisons du gaz naturel, qui sert à la fois pour le
chauffage et pour les procédés industriels. Le gaz naturel est
principalement composés de méthane, de formule CH4, et minoritairement
d'autres hydrocarbures gazeux et de soufre, dans des proportions qui
varient un peu en fonction de l'origine du gaz.
Mais
les exploitants gaziers savent, pour un gisement donné, quelle est la
composition exacte du gaz, et même comment elle varie au cours du temps,
et donc quelle est la masse de carbone dans un kg de gaz. A partir de
cette information, il est possible de savoir combien de CO2 la combustion
parfaite d'un kg (ou d'un m3) de gaz dégagera. Puis des observations de
laboratoire permettent de faire un petit correctif, parce que la
combustion n'est jamais parfaite, et qu'elle produit des gaz
"parasites", dont certains sont des gaz à effet de serre. La
valeur théorique est ainsi "améliorée" avec des mesures
exactes en labo, qui reproduisent les conditions d'emploi réelles du
combustible.
Avec
ces observations de laboratoire et la composition moyenne du gaz naturel,
obtenue par examen de ce qui sort des différents gisements, nous pouvons
calculer la quantité moyenne de gaz à effet de serre (essentiellement du
CO2) émis lorsque nous brûlons un kg de gaz naturel.
Cette
quantité moyenne de gaz à effet de serre produite par kg brûlé sera
alors le facteur d'émission du gaz naturel : à chaque fois que
nous brûlerons un kg de gaz, nous dirons que c'est la valeur moyenne des
émissions mesurées qui part dans l'atmosphère, sans avoir besoin de
mesurer cette fois là. Si nous brûlons 25 kg de gaz naturel, nous
multiplions tout simplement ce facteur d'émission par 25. Tout l'intérêt
de cette manière de faire est qu'il est bien sûr beaucoup plus facile de
mesurer la quantité de gaz naturel brûlé que d'installer un appareil de
mesure du CO2 (et d'autres gaz à effet de serre) en sortie de cheminée
ou d'analyser en temps réel la composition du gaz naturel brûlé.
Ce
même raisonnement va s'appliquer partout dans la méthode "Bilan
Carbone" : pour les déplacements faits en voiture, par exemple, il
est possible d'obtenir des valeurs moyennes de consommation de carburant
au km pour une catégorie de véhicules donnée, et à partir de là d'en
déduire les émissions de gaz à effet de serre (avec le facteur d'émission
de l'essence !). Ainsi, la mise au point de la méthode a consisté, pour
une large part, à calculer ces facteurs d'émission pour :
les
consommations directes d'énergie, qu'elles soient disponibles en litres,
tonnes, kWh, ou tep (tonnes équivalent pétrole). Par exemple, pour le
gaz naturel utilisé pour le chauffage, le facteur d'émission est de 64
grammes équivalent carbone par kWh "tout compris" :
exploitation du gaz naturel, transport, entreposage, distribution, et bien
sûr combustion,
les
utilisations de transports, qu'ils soient exprimés en nombre de voyages
par mode, en tonnes.km par mode, en passagers.km par mode, en nombre de
personnes venant en voiture au bureau.... Par exemple, une tonne.km en
semi-remorque engendre en moyenne 29 grammes équivalent carbone,
les
utilisations d'engrais azotés (qui engendrent des émissions de N2O) et
les fuites de fluides frigorigènes (qui sont souvent des halocarbures).
Par exemple l'épandage d'un kg d'azote sur un champ engendre en moyenne
1,4 kg équivalent carbone de N2O,
la
fabrication des matières premières utilisées, ces dernières étant
disponibles en tonnes (voir exemples ci-dessus)
la
fin de vie des déchets, selon le mode de gestion (incinération, décharge),
avec des déchets disponibles en tonnes. Par exemple l'incinération d'un
kg de plastique sans valorisation de la chaleur engendre l'émission de
0,8 kg équivalent carbone,
les
eaux usées, lorsqu'il est possible de connaître leur teneur en DBO (ce
que les services environnement connaissent en général). Par exemple, le
rejet de 1 kg de DBO dans les eaux usées engendre 1,6 kg équivalent
carbone,
les
émissions liées à la construction des bâtiments occupés, ces derniers
pouvant être exprimés en m2 de surface développée,
etc.
***
Comment
agréger les résultats ?
Une
fois que tous les objets ou flux physiques peuvent avoir leur contrepartie
en termes d'émissions de gaz à effet de serre, il reste à savoir
"où on s'arrête", et comment on agrège les résultats, c'est-à-dire
quel est le périmètre retenu pour les calculs, et quels sont les
sous-catégories de consolidation des émissions qui ont un sens pour
rendre les résultats parlants.
Pour
le périmètre, trois démarches correspondent à une certaine logique et
sont proposées "préformatés" dans le tableur, mais la méthode
permet de choisir un périmètre différent dès lors qu'il correspond à
une logique claire et que la présentation des résultats est explicite
sur ce qui a été fait.
1
Approche "interne"
On
peut décider de ne comptabiliser que les émissions que l'on engendre
"chez soi", c'est-à-dire "en interne", et à partir
de sources fixes.
Quoi
que cela ne conduise généralement à comptabiliser qu'une petite partie
des émissions liées à la mise à disposition du consommateur, ou de
l'usager, d'un produit ou service, comme on le verra facilement
ci-dessous, cela permet de se familiariser avec la démarche, et surtout
la mise en oeuvre est extrêmement rapide. Par ailleurs, ce périmètre
est proche de celui qui a été retenu dans le cadre de la mise en place
du système européen de permis négociables. La seule différence est que
le système européen ne tient compte que du CO2, alors que la méthode
Bilan Carbone tient compte de tous les gaz à effet de serre.
Enfin
les facteurs d'émission utilisés dans ce cas, qui concerne
essentiellement l'utilisation directe de l'énergie fossile, sont dérivés
de publications internationales (Programme des Nations Unies pour
l'Environnement) et objet de nombreux travaux, et permettent de tenir une
comptabilité relativement rigoureuse des émissions.
Dans
le cas de cette approche "émissions internes", on
comptabilisera uniquement :
la
combustion en interne (procédés industriels, chauffage des locaux),
les
émissions non liées à une combustion (évaporations et fuites, et réactions
chimiques autres que la combustion) qui ont lieu au sein de l'activité
concernée.
Les
émissions liées à la production de l'électricité ne sont pas prises
en compte dans ce périmètre, ce qui peut déboucher sur des résultats
trompeurs :
si
l'entreprise achète son électricité, les émissions correspondantes ne
sont pas prises en compte dans ce périmètre "interne", quelle
que soit la manière dont elle a été produite,
si
l'entreprise produit son électricité sur place en brûlant du charbon,
du gaz, ou du pétrole, alors les émissions correspondantes seront prises
en compte.
Imaginons
qu'une entreprise cesse d'acheter de l'électricité produite avec du
charbon, qui est le mode le plus émissif en gaz à effet de serre, pour
produire sa propre électricité au gaz, qui conduit à des émissions au
kWh inférieures. En ne regardant que le périmètre "interne",
elle va se retrouver avec une augmentation de ses émissions, puisqu'elle
"héritera" des émissions de combustion du gaz qu'elle n'avait
pas avant, alors que cette substitution, prise de manière globale, aura
engendré une baisse des émissions. Les "nouvelles" émissions
au sein de l'entreprise seront inférieures aux "anciennes" émissions
liées à la production "ailleurs" d'électricité au charbon,
et dont elle n'aura plus besoin, mais cela n'aura pas empêché les émissions
internes d'augmenter.
Il
est donc vivement conseillé de ne jamais s'en tenir à ce seul périmètre
pour avoir une vue large de la situation.
2
Approche "émissions intermédiaires"
On
peut décider de prendre une assiette plus large et d'inclure des émissions
qui correspondent à une partie des processus externes à l'activité,
mais qui sont nécessaire pour permettre à l'activité d'exister sous sa
forme actuelle. Pourquoi une partie seulement ? L'idée est en fait de bâtir
une notion qui soit un peu le pendant de la "valeur ajoutée" en
économie, c'est-à-dire des totaux que l'on puisse ajouter sans faire de
double compte (sans compter deux fois la même chose) tout le long de la
chaîne de fabrication d'un produit ou service, lorsque plusieurs
entreprises - ou administrations - interviennent en succession (à
l'exception des producteurs d'énergie et des sociétés de transport).
Dans
le cas de cette approche "émissions intermédiaires", on
prendra en compte :
les
combustibles utilisés à l'intérieur de l'activité (procédés
industriels, chauffage des locaux),
les
émissions internes non liées à une combustion (évaporations et fuites,
et réactions chimiques autres que la combustion) qui ont lieu au sein de
l'activité concernée.
les
émissions correspondant aux achats d'électricité et de vapeur (émissions
qui auront donc lieu au sein du périmètre interne des "producteurs
d'énergie"),
les
émissions liées aux déplacements des salariés dans le cadre du
travail,
les
émissions liées aux déplacements domicile-travail des salariés,
les
transports vers les clients, ou, si pour une activité de vente aux
particuliers, les déplacements des clients jusqu'au magasin (poste
significatif pour les grandes surfaces commerciales en banlieue par
exemple).
L'intérêt
de cette approche, donc, est son aptitude à être utilisée pour faire
des agrégations : on peut facilement obtenir les émissions d'un ensemble
plus vaste (une ville, un groupe d'entreprises, une chaîne verticale de
production, etc) simplement en faisant la somme des "émissions
intermédiaires" des différentes entités ; il n'y a pas de
possibilité que l'on puisse compter une deuxième fois les émissions décrites
ci-dessus en faisant l'inventaire d'une autre entreprise industrielle (or
fournisseur d'énergie) ou de services (hors transport).
En
outre, elle permet de rendre comparables les entreprises possédant leur
flotte de moyens de transports et celles qui utilisent des services
externes, ainsi que les entreprises qui produisent leur propre électricité
et celles qui l'achètent à l'extérieur.
Illustration
pratique de l'intérêt de cette méthode : pour avoir les émissions de
la filière "fabrications de chaises de classe", et donc la
"quantité de gaz à effet de serre dans une chaise", il suffit
d'ajouter les "émissions intermédiaires" du producteur d'acier
(au prorata de l'acier utilisé, bien sûr !), celles du producteur de
plastique, celles des fabricants d'autres matières premières utilisées,
puis celles du fabricant de chaises à partir de tubes d'acier et du
plastique, puis celle du distributeur de chaises. Nous aurons alors
convertit tous les flux physiques qui interviennent dans la fabrication de
chaises en émissions, sans compter deux fois la même chose.
En
divisant alors le total de la filière par le nombre de chaises on aura le
"contenu en gaz à effet de serre par chaise". C'est là une des
applications intéressantes auxquelles on pourra parvenir une fois que la
pratique de compter ses émissions sera répandue.
Par
contre, comme on le verra plus bas, les émissions calculées avec cette
approche peuvent encore ne représenter qu'une petite partie de ce qui se
passe ailleurs et est nécessaire à l'existence d'une activité.
3
Approche "globale"
On
peut enfin souhaiter connaître la pression totale que l'on exerce sur son
environnement en matière de gaz à effet de serre. Si de l'acier est nécessaire
pour faire des produits, il a bien fallu le fabriquer : le besoin d'acier
où qu'il soit se traduit par des émissions chez un aciériste, et on
peut estimer légitime d'en tenir compte. La marge de manœuvre associée
sera alors, éventuellement, de choisir un autre matériau dont la
fabrication est moins "riche" en gaz à effet de serre, ou de
diminuer les consommations matières.
Plus
généralement, dans l'approche "globale" il sera tenu compte de
tous les flux entrants ou sortants, à l'image de ce que l'on fait en
comptabilité.
Dans
un bilan comptable, en effet, on traduit en chiffres tout ce qui concerne
l'entreprise, même si la production a eu lieu ailleurs : on y trouvera
par exemple mention de l'achat d'une photocopieuse, qui a peu de chances
d'avoir été produite sur place pour une banque ou une entreprise de décolletage.
De
même, on peut souhaiter, pour les émissions de gaz à effet de serre,
tenir compte de toutes les émissions qui ont eu lieu pour le compte de
l'entreprise ou de l'administration (voir plus bas l'exemple d'une préfecture
de région), même si elles n'ont pas eu lieu localement, mais qui sont liées
à la production d'un produit ou service qui est nécessaire à l'activité.
Pour
reprendre l'exemple ci-dessus, par exemple, la fabrication de la
photocopieuse a engendré des émissions de gaz à effet de serre. Si
cette photocopieuse finit par être utilisée chez vous, on peut considérer
normal de vous imputer les émissions correspondantes, tout comme
l'amortissement de cette photocopieuse ou son loyer mensuel figure dans
vos livres comptables.
C'est
alors la logique du périmètre global : tout ce qui concourt à
l'exercice d'une activité est pris en compte, dès lors qu'il existe une
possibilité d'action de la part de l'activité sur les émissions en
question. Cette démarche a l'ambition de donner la visibilité la plus
large possible. On pourra par exemple s'apercevoir que les émissions
"internes" ou "intermédiaires" sont mineures comparées
à celles qu'il a fallu faire pour fabriquer les matières premières qui
sont transformées dans l'entreprise.
Vous
comprendrez alors que ce que vous pouvez faire de plus "utile",
pour commencer à faire baisser les émissions de la collectivité, n'est
pas nécessairement de faire de très gros efforts chez vous pour diminuer
immédiatement le chauffage, mais de diminuer fortement vos achats matière,
le fret aérien, ou tout simplement de ne plus acheter des produits qui
sont très "polluants" du point de vue de l'effet de serre pour
les remplacer par d'autres.
Par
exemple, si vous êtes un fabricant de meubles de jardin, vous vous
rendrez compte que de passer du plastique au bois européen (le bois
tropical va souvent avec de la déforestation, et sa "comptabilité
carbone" est donc peu simple) engendre un gain majeur par rapport au
fait de faire quelques économies éventuelles de matière plastique.
Dans
cette logique du périmètre global, on tient alors compte des postes
suivants :
la
combustion en interne (procédés industriels, chauffage des locaux),
les
émissions internes non liées à une combustion (évaporations et fuites,
et réactions chimiques autres que la combustion) qui ont lieu au sein de
l'activité concernée.
les
émissions correspondant à la fourniture d'électricité,
les
émissions liées aux déplacements des salariés pendant les horaires de
travail,
les
émissions liées aux déplacements domicile-travail des salariés,
les
transports vers les clients, ou, si pour une activité de vente aux
particuliers, les déplacements des clients jusqu'au magasin,
les
transports des fournisseurs jusque chez vous,
la
fabrication des matériaux incorporés dans votre production (y compris ce
qui sert aux emballages),
la
construction du bâtiment que vous occupez, même si vous êtes locataire,
la
construction des machines utilisées, le cas échéant,
le
traitement des déchets produits directement (ce qui est dans la poubelle
de l'activité) ou indirectement (les emballages, qui sont des déchets
futurs par nature).
Cette
approche donne la visibilité la plus large sur l'ensemble des processus nécessaires
sur lesquels il est concevable d'agir (même le transport depuis les
fournisseurs : on peut éventuellement changer de fournisseur, changer de
matériaux, grouper les commandes...). Cela étant, il convient de finir
cette approche par une remarque importante : il s'agit bien d'un bilan
carbone, qui ne concerne que les émissions de gaz à effet de serre, et
non les autres impacts de votre activité sur l'environnement .
En
effet, dans certains cas, la minimisation des émissions de gaz à effet
de serre peut conduire à l'augmentation d'autres émissions. Un exemple
bien connu est celui des carburants : supprimer les pots catalytiques
(voir les pots d'échappement) permet de gagner en rendement sur le moteur
et donc d'économiser du carburant à énergie mécanique obtenue égale.
Dit autrement, supprimer le pot catalytique est une bonne affaire pour les
émissions de gaz à effet de serre, alors que cela augmente d'autres
nuisances (les polluants locaux ou le bruit si l'on supprime le pot).
Toutefois
les antagonismes de cette nature ne sont pas systématiques, et au
contraire dans bon nombre de cas la diminution des émissions de gaz à
effet de serre procurera d'autres avantages en matière de protection de
l'environnement (qualifiés de dividendes associés).
Par
exemple, passer de la voiture au train pour les déplacements de personnes
(ou de l'avion au train pour les voyages en France) permet des économies
significatives d'émissions sans engendrer d'effet pervers, c'est-à-dire
l'augmentation d'une nuisance autre que les émissions de gaz à effet de
serre.
haut
de page 
4
- Illustration des différents périmètres
Le
graphique ci-dessous récapitule visuellement les différents périmètres
de consolidation.
Et
à l'issue de l'investigation, nous disposerons d'un total d'émission par
poste, qui, très concrètement, se présentera sous la forme du graphique
suivant :
|

Exemple
de décomposition des émissions globales d'une activité
manufacturière (2è transformation), en tonnes équivalent
carbone
|

Exemple
de décomposition des émissions globales d'une activité
administrative, en tonnes équivalent carbone
|
***
Que
faire du résultat ?
1
- Publier les chiffres
La
première chose que l'entreprise peut fait faire est de publier le résultat
des calculs. Cela peut correspondre à une obligation réglementaire, ou
à une simple "demande" de la société civile, à laquelle répond
traditionnellement le rapport environnement. Cela ne concerne pas que les
entreprises industrielles : rappelons que chaque emploi dans le tertiaire
consomme entre 1 et 1,5 tonne équivalent pétrole par an, soit
"juste" 30% à 40% de plus qu'un Français moyen en 1960 pour
l'ensemble de sa consommation d'énergie.
Idéalement,
la présentation de tels chiffres devra ressembler en tous points à ce
que l'on trouve dans un bilan comptable, qui présente en même temps :
les méthodes
utilisées,
les valeurs
quantitatives obtenues,
les
changements de méthode et leur incidence sur le résultat lorsque les
chiffres sont publiés à intervalles réguliers.
Par
la suite, une publication à intervalles réguliers, à périmètre
comparable, servira à mesurer votre progression.
Rendre
compte de ses émissions de gaz à effet de serre et de leur évolution
sera peut-être utile, bientôt, pour les rapports avec des clients
soucieux de contribuer à la préservation de l'environnement (et qui en
feront peut-être une condition de leur achat, surtout si cela se traduit
dans les prix !), les investisseurs (fonds éthiques, ou plus prosaïquement
des acteurs qui associent un risque élevé de renchérissement des
charges à des émissions élevées...), la puissance publique (accords négociés
de réduction), les associations de défense de l'environnement, les
candidats à l'embauche, d'autres publics...
Notons
qu'une loi votée en mai 2001 fait obligation aux entreprises cotées
de publier à compter de l'exercice 2002 des informations sur la prise en
compte de leur impact sur l'environnement avec leur rapport d'activité.
|
extrait
de l'Article 116 de la loi sur les nouvelles régulations économiques
I. - Après
l'article L.225-102 du code de commerce, il est inséré un
article L. 225-102-1 ainsi rédigé :
« Art. L.
225-102-1. - Le rapport [annuel d'activité] (...) comprend
également des informations, dont la liste est fixée par décret
en Conseil d'Etat, sur la manière dont la société prend en
compte les conséquences sociales et environnementales de son
activité. Le présent alinéa ne s'applique pas aux sociétés
dont les titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché
réglementé. »
Ces dispositions
(...) prennent effet à compter de la publication du rapport
annuel portant sur l'exercice ouvert à compter du 1er janvier
2002.
|
Un
arrêté publié en avril 2002 a visé une première fois les émissions
de gaz à effet de serre, mais avec une formulation admirablement floue
qui ne dit pas clairement qui doit publier quoi.
|
Extrait
de l'arrêté du 30 avril 2002
« S'agissant
des rejets dans l'air, l'eau et le sol, le rapport [mentionné
ci-dessus] renseigne, pour les rejets affectant gravement
l'environnement compte tenu de l'activité de la société, les éléments
de la liste suivante :
(...)
- émissions dans
l'air de gaz à effet de serre (....), »
|
Toujours
est-il que la direction est prise, et que nouvelles obligations réglementaires
peovent arriver sans un préavis considérable. Alors autant être prêt !
Dans
le même esprit, la directive européenne sur les permis négociables, qui
entre en vigueur début 2005, va contraindre de nombreuses grosses
entreprises à s'intéresser à leurs émissions, et, par un mouvement -
habituel - de diffusion des pratiques dans le tissus économique, il est
vraisemblable que cela va inciter de plus en plus d'entreprises de toute
nature à s'intéresser à leurs émissions directes et indirectes.
Mentionnons
aussi la notation environnementale des sociétés cotées, notation qui
pourrait fort bien se mettre à inclure un indicateur "émissions de
gaz à effet de serre", ou encore un changement de comportement des
organismes financiers, qui pourraient moduler leurs taux d'intérêt en
fonction des émissions, puisque plus une activité est émettrice et plus
elle présente de risques à moyen et long terme....
Enfin
les administrations ne sont pas oubliées : le Schéma National du Développement
Durable de 2003 mentionne explicitement que toutes les administrations
d'Etat devront mesurer puis réduire leurs émissions de gaz à effet de
serre. Bien que ce texte restera partiellement un voeu pieu, il en
sortira nécessairement "quelque chose" quand même.
2
Décider d'une action de réduction volontaire des émissions de
l'entreprise
Si
c'est une entreprise qui a fait le calcul, à partir des ordres de
grandeur obtenus grâce à cette méthode elle va pouvoir bâtir, du moins
c'est le but, un plan d'action pour réduire volontairement ses émissions.
Avant
de ce faire, toutefois, et sauf à ce qu'il y ait une raison méthodologique
non contestable à ne pas procéder ainsi, il est indispensable
d'effectuer au moins une fois la démarche avec le périmètre
"global". En effet, avant de chercher à réduire quoi que ce
soit, il est indispensable de savoir où sont les principaux postes dans
l'ensemble de la chaîne de production des produits ou services, car :
mieux vaut
passer son temps - qui n'est pas extensible à l'infini - sur un poste
externe qui vaut 100, plutôt que sur un poste interne qui vaut 1,
l'important
est d'obtenir la réduction la plus importante possible, où qu'elle soit,
car le lieu d'émission des gaz à effet de serre n'a pas d'importance
pour le changement climatique.
Cette
méthode permet alors de disposer d'un "thermomètre" pour
mesurer les progrès et, surtout, ne pas tomber dans un travers bien connu
des mesures de réduction quand on ne prend en compte qu'une partie des
nuisances : augmenter certains postes non pris en compte à la faveur
d'une réduction de ceux qui le sont. Souhaiter la diffusion large de véhicules
électriques dans un pays qui fait l'essentiel de son électricité au
charbon est un exemple typique de conclusion biaisée à laquelle nous
arriverons si nous évaluons juste les émissions directes du transport,
par exemple.
3
Inclure ces objectifs dans une démarche ISO14001
Il
sera bien entendu possible d'inclure des objectifs de mesure et de réduction
des émissions de gaz à effet de serre (c'est même très souhaitable !)
dans les objectifs environnementaux pris en compte dans le cadre d'une démarche
de type ISO 14001.
4
Utiliser ces émissions comme critère de choix pour les fournisseurs
Une
fois que les émissions calculées avec le périmètre "global"
seront connues, on pourra souhaiter non seulement réduire les émissions
"intermédiaires", mais aussi influer sur celles des
fournisseurs, voire en changer pour améliorer le bilan d'ensemble de
l'activité, exactement comme on change parfois de fournisseur pour
diminuer le coût d'ensemble d'une fabrication.
D'une
certaine manière, changer de fournisseur pour diminuer ses émissions
c'est anticiper des économies lors de l'entrée en vigueur d'une
"taxe carbone", fort probable un jour, et, dans une large
mesure, se rendre moins vulnérable à une hausse - inéluctable sur le
long terme et fort possible à court terme à cause de la volatilité des
marchés - des combustibles fossiles.
5
Modéliser et anticiper
5.1.
Modéliser
La
méthode permet non seulement le calcul des émissions, mais également le
calcul ce qui serait émis dans des situations différentes. Par exemple,
si l'entreprise quitte EDF pour acheter son courant à un producteur étranger
ou nouvel entrant en France qui fait son électricité à base de charbon
ou de gaz, dont le contenu en carbone est connu (et bien supérieur à
celui d'EDF en général), il sera facile de modéliser ce que cela va
engendrer comme émissions supplémentaires.
A
l'inverse, si une entreprise décide d'expédier ses marchandises par le
train plutôt que par camion, par bateau plutot que par avion, remplace de
l'aluminium par de l'acier, utilise l'ammoniac plutôt que le R22 comme
fluide frigorigène, etc, elle pourra en mesurer l'impact en valeur
absolue et relativement au reste des émissions avec le tableur qui a été
mis au point avec la méthode.
5.2.
Anticiper
Le
"bilan carbone" permet, une fois les calculs faits, de savoir où
seraient les augmentations de coût si une taxe carbone (ou son équivalent)
entrait en vigueur.
Par
exemple, l'entreprise Dupont vend des biscuits. Elle réalise que son
"bilan carbone", qui tient compte du blé cultivé pour faire de
la farine (et surtout des engrais fabriqués pour faire pousser le blé
!), du gaz servant à chauffer le four, des émanations de méthane des
emballages en papier jetés par le consommateur final, etc, fait apparaître
que pour une tonne de biscuits vendus il est émis, dans l'entreprise ou
ailleurs, environ une tonne équivalent carbone de gaz à effet de serre.
Cela
signifie que si les gaz à effet de serre se mettent à être taxés à
100 euros la tonne, les produits vendus par l'entreprise Dupont
augmenteront de 100 euros par tonne, soit 0,1 euro par kilo. Avec un
carbone à 1.500 euros la tonne (niveau de taxe qui correspond, en ordre
de grandeur, à un doublement du prix de l'essence), le prix des biscuits
de l'entreprise Dupont augmentera de 1,5 euro par kilo.
On
voit donc que le résultat du calcul avec le périmètre
"global" permet de quantifier, en ordre de grandeur, le surcoût
payé par le consommateur lors de l'entrée en vigueur d'une éventuelle
taxe carbone. Le "Bilan Carbone" permet donc d'anticiper.
6
- Progresser vers une comptabilité analytique des émissions de gaz à
effet de serre
L'aboutissement
ultime de la démarche sera d'arriver, comme pour d'autres analyses de
cycle de vie ou la comptabilité monétaire, d'arriver à imputer les
"émissions communes" pour arriver à imputer une quantité donnée
d'émissions de gaz à effet de serre par produit vendu, afin d'arriver à
un "contenu en équivalent carbone" de chaque produit.
Il
s'agit là d'un objectif ultime auquel il ne sera pas nécessairement très
commode de parvenir à bref délai, toutefois ce sera à ce stade que l'on
retirera le plein bénéfice de la démarche : tout comme affecter un prix
à chaque chose permet des arbitrages rapides, affecter un "contenu
en carbone" à chaque produit manufacturé permettra aussi des
arbitrages rapides.
***
Quelques
exemples
Exemple
1 : une entreprise chimique
Imaginons
que vous soyez une entreprise de fabrication de produits chimiques. Si
vous prenez l'approche "émissions internes", vous
comptabiliserez :
les
combustibles que vous utilisez pour vos installations de production,
le charbon,
le fioul ou le gaz que vous utilisez pour chauffer vos locaux,
les éventuelles
émissions liées aux fuites (de gaz, de fluides frigorigènes) ou aux gaz
brûlés (torchères),
Mais
vous consommez de l'électricité, les salariés viennent à l'embauche le
matin, les commerciaux visitent les clients, et les marchandises sont expédiées.
Pour obtenir les émissions intermédiaires il faudra alors rajouter :
la production
de l'électricité achetée à l'extérieur,
les déplacements
domicile travail des salariés,
les déplacements
des salariés pendant les horaires de travail,
les déplacements
des marchandises vers les clients.
Enfin
vous pouvez aussi considérer :
que les matières
premières que vous utilisez ont du être produites, ce qui a engendré
des émissions, et que donc il faut en tenir compte,
que les
transports de ces produits de base jusque chez vous ont engendré des émissions,
dont il faut tenir compte,
que les déchets
que vous produisez, qui engendrent des émissions (lorsque l'on les brûle
en incinérateur, ou lorsqu'ils pourrissent en décharge), doivent être
pris en compte,
que les
produits ou services que vous achetez (téléphone, machines, bâtiments,
ordinateurs) ont eux aussi donné lieu à des émissions et qu'il faut les
prendre en compte,
etc.
Dans
une approche "globale", on rajoutera donc :
les émissions
qui ont été nécessaires pour fabriquer les matières premières utilisées
par votre usine,
les émissions
engendrées par la construction de votre bâtiment et de vos machines,
les émissions
dues au transport des matières premières de chez le fabricant jusque
chez vous,
les émissions
liées à la fin de vie de vos déchets ou rebuts
Exemple
2 : une entreprise de second oeuvre du bâtiment
Imaginons
que vous soyez une entreprise de pose de fenêtres. Si vous prenez
l'approche "émissions internes", vous comptabiliserez :
l'énergie
(non électrique) que vous utilisez pour chauffer vos locaux,
éventuellement
les vapeurs de solvants émises pendant certains collages.
Mais
les salariés doivent venir à l'embauche le matin, puis ont besoin
d'aller sur les chantiers, et le patron doit visiter les clients. Pour
obtenir les émissions "intermédiaires" il faudra alors tenir
compte (liste non limitative !) :
de la
production de l'électricité achetée à l'extérieur,
du carburant
utilisé par vos camionnettes de chantier,
des déplacements
domicile travail,
des émissions
de la voiture du patron pour visiter les clients et surveiller les
chantiers.
Enfin
vous pouvez aussi considérer :
que les
profilés en aluminium ou en plastique que vous utilisez ont engendré des
émissions pour être produits, et que donc il faut en tenir compte, de même
que pour les vitres,
que les
transports de ces profilés et vitres jusque chez vous ont engendré des
émissions, dont il faut tenir compte,
que les déchets
que vous produisez (chutes de matériaux, papier, etc), qui engendrent des
émissions (lorsque l'on les brûle en incinérateur, ou lorsqu'ils
pourrissent en décharge), doivent être pris en compte,
que les
produits ou services que vous achetez (téléphone, machines, bâtiments,
ordinateurs) ont eux aussi donné lieu à des émissions et qu'il faut les
prendre en compte,
etc.
Dans
une approche "globale", on prendra également en compte :
les émissions
qui ont été nécessaires pour fabriquer les fenêtres,
les émissions
engendrées par la construction de votre bâtiment et de vos machines,
les émissions
dues au transport des fournitures de chez le fabricant jusque chez vous,
les émissions
liées à l'incinération des chutes de plastique,
les émissions
liées à la mise en décharge de certains de vos déchets
Exemple
3 : un magasin de bricolage
Imaginons
que vous soyez une grande surface de bricolage implantée en banlieue. Vos
émissions "internes" tiendront uniquement compte :
de vos
consommations énergétiques directes pour le chauffage (gaz naturel par
exemple),
des fuites du
système de climatisation (si il y en a un),
Dans
une approche "émissions intermédiaires" on tiendra aussi
compte :
de la
production de l'électricité achetée à l'extérieur,
des
consommations des véhicules possédés pour la manutention intra-site.
des déplacements
pour venir au travail de vos employés,
du déplacement
des clients jusqu'à votre magasin,
enfin des
missions du personnel pendant la journée avec leurs propres voitures.
Enfin
dans une approche globale on tiendra compte :
des émissions
incluses dans les produits vendus, voire des émissions liées à
l'utilisation des produits vendus (qui consomment de l'énergie),
des émissions
liées aux déchets, notamment les emballages des produits vendus,
du transport
des produits des fabricants jusque chez vous,
des émissions
engendrées par la construction de votre bâtiment,
des émissions
liées à l'utilisation de l'informatique et de l'électronique (il a
fallu fabriquer les ordinateurs, et cela engendre des quantités
significatives de gaz à effet de serre),
les émissions
incluses dans les produits ou services achetés (par exemple le papier nécessaire
pour les promos déposées dans les boîtes à lettres, etc).
Il
est assez facile de voir, sur cet exemple, que la différence entre
l'approche "interne" et l'approche "globale" sera
majeure : les émissions induites par l'activité de l'entreprise mais non
directement faites sur place seront prépondérantes devant celles qui ont
lieu localement.
Exemple
4 : une banque
Imaginons
que vous soyez une agence bancaire. Au titre de l'approche
"interne", vous prendrez en considération :
le chauffage
des locaux, sauf s'il est fait à l'électricité,
les fuites du
système de climatisation (si il y en a un),
des déplacements
de personnel dans la journée ou en mission.
L'approche
"émissions intermédiaires" prendra également en compte :
la production
de l'électricité achetée à l'extérieur,
les déplacements
pour venir au travail des salariés,
les déplacement
des clients jusqu'à votre agence.
Mais
dans une approche "globale", il faudra tenir compte :
de la
fabrication du papier pour les envois aux clients ou prospects, ainsi que
pour les archives internes,
des émissions
liées à la fabrication de l'informatique et de l'électronique,
des émissions
engendrées par la construction de votre bâtiment,
des émissions
liées aux déchets, notamment les papiers, qui peuvent être jetés par
vous ou par vos clients,
6
- Exemple 5 : une préfecture de région
Imaginons
maintenant que vous soyez une préfecture de région. En effet, il faut
rappeler une nouvelle fois que cette méthode est parfaitement
applicable à une administration publique.
Au
titre de l'approche "émissions internes", vous prendrez en
considération :
le chauffage
des locaux, sauf s'il est fait à l'électricité,
les fuites du
système de climatisation (si il y en a un).
Puis,
au titre de l'approche "émissions intermédiaires", vous
regarderez aussi :
la production
de l'électricité achetée à l'extérieur,
les déplacements
pour venir au travail de vos employés,
tous les déplacements
de personnes liés à l'activité, y compris les voyages en avion ou en
train,
éventuellement
la consommation des véhicules possédés par la préfecture, quel que
doit leur usage,
Et
pour une approche "globale", il faudra tenir compte :
du déplacement
des "usagers de l'administration" jusqu'à votre local de réception
au public,
des émissions
liées à la fabrication du papier utilisé, puis de leur fin de vie pour
la partie qui est jetée,
des émissions
engendrées par la construction de votre bâtiment,
des émissions
liées à l'utilisation de l'informatique et de l'électronique....
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Dans la prochaine parution nous vous présenterons notre outils
spécifique, développé spécialement pour nous, et mis à la disposition
des acheteurs dans leur travail de sélection.
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